De la communication d’entreprise en période de suicides…
Vous avez peut-être vu l’interview du DRH d’Orange/ France Télécom dans le Nouvel Obs de mercredi (23SEP09)…
Le ton des réponses est pour moi indicatif de travers qu’on pointe dans ces lignes (et dans les séminaires que j’anime) : l’opérationnel prime tout, l’humain est une variable d’ajustement.
Après les annonces de suicides dans l’entreprise, la communication de la direction est malheureuse: "On fait parler les morts" dit le PDG. C’est de mauvais goût; il ne s’en rend pas compte?
Mais ce qui m’a tiré l’oeil c’est une phrase du DRH dans l’interview citée : "Certains ont du mal à passer du 22 à Asnières à la Livebox".
Le mépris et l’injustice cynique dans ce peu de mots!.
Le "22 à Asnières" (Sketch antique de Fernand Raynaud qui brocardait la modernité de l’époque) sert ici de stigmate infâmant à plusieurs choses : les "vieux" télécoms ("Poste Télégraphe Téléphone""), le filaire ringard, la culture "fonctionnaire" passéiste, etc. Plus la bonne vieille "résistance au changement"…
La "Livebox" sert d’étendard à la modernité : jargon anglicisant, modernité du Net, culture productiviste et commerciale.
Des gens sont morts, en lien avec (et peut-être de) leur travail…
Des gens qui ont progressé, se sont adaptés de façon remarquable depuis 20 ans et plus…
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Deux contributions au débat, une politique (qui rejoint des thèmes souvent exposés ici) et une syndicale, plus militante. Des réflexions, pour changer de l’exercice précédent.


