Un parfait contre-exemple [fr]

Un article visiblement sérieux, via un site lui-même sérieux, sur une sujet tout à fait intéressant :

Les nouveaux médias , un plus pour la mémorisation ?

Le visuel de l’article est en soi un plaidoyer parfait… contre lui-même : on a 143 lignes [près de 11000 signes] en corps 9 ou 10, pratiquement sans paragraphes… C’est l’équivalent visuel d’une page du "Monde" de 1959.

A l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai pas encore eu le courage de le lire… L’auteur pointe "Un danger [du multimédia] : disperser son attention"… j’en vois un autre : ne pas capter l’attention, du tout…

Google Wave [en]

Avez-vous vu la démo Google Wave? C’est long (80 mn) mais ça vaut le coup. On progresse à grands pas vers la vraie collaboration en ligne… J’ai hâte d’avoir ça!

Télétravail aux USA (arguments pour) [en] EDIT

Une petite anthologie d’articles en faveur du telecommuting, via Library Clips, comme souvent –rien qu’en économies d’essence et de CO2 ça vaut le coup! (mais attention, on revient aux équipes localisées : voir article dans HB.org)

Un nouveau moteur de recherche qui respecte vos données [fr]

Trouvé via Korben, visiblement bonne adresse très geeky, le nouveau moteur de recherche Yauba

  1. ça recherche dans de nombreuses sources ou uniquement celles que vous voulez (Blogs, réseaux sociaux, ou sites internet)
  2. c’est très complet
  3. il affirment ne collecter aucune donnée sur vous… quel est le business model??
En tout cas j’essaye la chose…

Les bénéfices de la distraction [en]

Un long post très instructif (encore) sur le multitasking…

Parler “pompeux” [en]

Post intéressant chez Euan Semple; pas tant –vu de moi– pour ses conclusions (un peu convenues) sur les coûts de la "pomposity", que sur la proposition de départ : quelqu’un qui vous répond sur un ton sentencieux, suffisant, et sur un thème auquel il (elle) n’a éventuellement rien compris, simplement du haut de sa position sociale-hiérarchique, etc…

Chez Chris Argyris, ça s’appelle "donner tort" ("for me to be right you have to be wrong"), et ça réactive bien tous les contentieux, les interactions incomplètes, les envies d’avoir raison chez la personne à qui on s’adresse :-)

J’aime bien l’exemple de Twitter "Ce truc qui sert à dire au monde entier ce qu’on a pris pour son petit déjeuner…" –l’individu qui commet ce genre d’affirmation ne sait pas qu’il (elle) est victime d’une réaction "polaire" ("si c’est pas blanc c’est noir")… et démontre une réelle incompétence –pas seulement sur les usages sociaux possibles des outils de communication informatiques, mais aussi sur le fonctionnement de son propre intellect; et c’est plus ennuyeux.

Nos organisations dans la période actuelle ont avant tout besoin d’une communication rapide, authentique, puissante; d’échanger des informations complètes, précises, confiantes; de prendre des décisions difficiles, risquées, à partir de ces échanges… tout ce qui se met en travers de ces processus d’interaction est un problème.

On parlait il y a quelques années (20 ans déjà!) du "zéro mépris"…

Changer les comportements des gens [en]

Quelques idées "simples" sur un sujet essentiel; ce qui m’intéresse aussi (en plus des trucs et astuces pratiques et utilisables) c’est le mindset, le modèle mental implicite : il ne s’agit pas de "corriger" quelque chose qui ne va pas; simplement : les causes ont des conséquences :-)

Aider vos clients ? [en]

Quatre intéressantes idées chez Rosabeth Moss Kanter (vous vous souvenez?), sur le thème : "survivre à la crise"; j’en pique une

Concentrate on helping your users, clients, or customers succeed. Always good advice, but now we have to really mean it. Obviously, companies dependent on their revenue-paying customers cannot afford to stand by while those customers decline. Sometimes that involves giving them extras for nothing.

Leaders of a large consulting firm have told their staff that they should worry more about their clients than about themselves, thinking up ways their clients can survive, even if every microsecond isn’t billable.

 On y travaille…

Des experts qui s’en vont… et le KM???

Plusieurs cas/ demandes récentes de clients existants qui présentent un "format" identique: des départs d’experts stratégiques pour l’entreprise, départs parfois très rapides, et qui posent une série de problèmes importants.

Les gens concernés sont

  • dans des métiers d’experts techniques pointus,
  • à composante scientifique ou opérationnelle,
  • avec une forte composante de savoir-faire et savoir-être,

Les individus concernés présentent fréquemment des facteurs « qualitatifs » qui les font sortir du lot: des relations pertinentes et utiles dans l’entreprise (ancienneté), une connaissance intime de l’entreprise (connaissance de l’histoire) et de ses technologies…

Il s’agit à chaque fois de "pros" surchargés, parce que:

  • Il y a peu de délégation, parfois pour de bonnes raisons (responsabilités dans des métiers présentant des risques importants),
  • Il est souvent difficile de « compagnonner » pour diffuser le savoir, et quelques expériences de tutorat ont donné des résultats paradoxaux ("fuite des cerveaux" une fois la formation effectuée),
  • Ces spécialistes subissent par ailleurs la plupart du temps des sollicitations « indiscriminées ». ou mal discriminées, ce qui s’explique ne grande partie par toute ou partie des facteurs précédents.

De façon plus globale, on observe en ce moment une "vague démographique" (qui agrège plusieurs facteurs)

  • Des départs en retraite en série (les babyboomers s’en vont, les entreprises cherchent à alléger leur masse salariale),
  • Il n’ya presque pas de récupération des contenus stratégiques : décisions hâtives (crise), absence d’anticipations, effets systémiques et intérêts des intéressés, car…
  • … on observe aussi un retour ultérieur des intéressés en question sur des missions –et au tarif– consulting, ce qui leur permet de compenser la baisse de revenu dûe au régime de retraite…et parfois d’obtenir a posteriori des compensations pour des années antérieures où ils n’ont pas été reconnus à la hauteur de leurs espoirs (ou de leurs mérites?)…

Ces cas sont fréquents et décrits dans des termes identiques par plusieurs entreprises avec lesquelles je travaille…

Ces situations évoquent bien des choses –en particulier en matière de Knowledge Management (KM), mais aussi de propriété intellectuelle et industrielle, et appellent des propositions de solutions plus satisfaisantes pour l’ensemble des acteurs concernés…

J’y reviens dans les billets prochains (promis :-) )

Un chimiste, un physicien et un mathématicien [fr]

Un chimiste, un physicien et un mathématicien sont maufragés sur une île déserte. Ils n’ont qu’une boîte de raviolis –fermée– pour toute nourriture. Chacun s’essaye à une méthode pour l’ouvrir avec les moyens du bord.

Le chimiste imagine une méthode pour acidifier l’eau de mer, qui attaquera ainsi le métal de la boîte (et il pense à tamponner la solution au moment idoine avec du lait de coco– qui comme chacun sait est basique).

Le physicien conçoit une installation à base de leviers, de cailloux pointus, avec une branche d’arbre comme ressort, et qui doit infailliblement percer la boîte sans disperser son contenu…

Le mathématicien réfléchit longuement et énonce "Supposons un ouvre-boîte…"

Une crise de compréhension???

Intéressante notation dans un blog que je découvre :

The point made in this great article is that greed created a system in which

"we see that just about everyone accepted a reckless system that rewards transactions but rejects responsibility for the consequences of those transactions."

True, but I also think that putting the blame on Wall Street is too easy. I think that the main problem in this financial crisis is that information systems and mathematical models used in the finance industry have become so sophisticated that eventually nobody really understands how they work.

 

 C’est un aspect fascinant (et négligé) de cette crise, qui m’avait déjà frappé dans le cas de l’affaire ENRON (voir ce papier passionnant) : en réalité, toutes les informations étaient disponibles (y compris pour les subprimes), mais tellement compliquées que les gens à même de les comprendre étaient a) fort peu nombreux et b) pas forcément écoutés ni entendus…