La question de confiance (3) [fr] [UPDATE]
2- La hiérarchie des comportements : subordination successive des niveaux.
Au quotidien, les fonctions de chaque niveau se manifestent d’une façon conditionnelle et hiérarchisée, dans le sens d’une plus grande flexibilité en "montant" (vers les lobes préfrontaux) et dans le sens d’un plus grand déterminisme en "descendant" (vers le cerveau reptilien).
La montée est transitive : tout se passe comme si l’accès aux fonctions "supérieures" était conditionné par la satisfaction des besoins des niveaux "inférieurs". En pratique, une séquence d’interaction suivie suppose :
- Un accès par le cerveau reptilien : créer la sécurité sur les conditions matérielles, sur le territoire.
- Une satisfaction du cerveau limbique : besoin de reconnaissance, de satisfaction au niveau de l’affectif (confiance stricto sensu).
- Ces étapes sont un préalable indispensable pour accéder aux niveaux cortical, rationnel, logique… (confiance opérationnelle: coopération)
- Puis pour éventuellement partager au niveau préfrontal, sur le transpersonnel et les valeurs.
Dans ce cadre, on reprend la question de la confiance sous un angle à la fois de cause et d’effet : passée la méfiance spontanée du reptilien, on peut à la fois ressentir et provoquer différentes formes de confiance selon les niveau d’interaction auxquels on accède, via les comportements présents dans ladite interaction (ça demanderait peut-être un peu plus d’explication –dites-moi).
Les niveaux de réaction :
- En fonction de cette logique, on aura en permanence au moins quatre niveaux dans l’interaction, qui pourront chacun expliquer le niveau de réaction de l’interlocuteur. On pourrait donc ‘avoir confiance’ à un niveau ("On a des atomes crochus" niveau limbique) et pas à un autre ("Mais je ne pourrais jamais travailler avec lui" niveau cortical ou préfrontal).
- De plus, dans la dynamique de l’interaction, on peut "monter" dans les niveaux mais aussi "redescendre" : un choc au niveau des valeurs peut être interprété comme une agression caractérisée et faire "régresser" l’interaction au niveau reptilien de pure défense-agression –et donc casser la confiance.
L’observation du niveau de réaction permettra de prendre les mesures idoines pour réamorcer un schéma positif/confiant en repartant du niveau ‘actif’.
(à suivre)


