TraduWiki [en]

J’ai découvert un site super ‘TraduWiki‘, qui repose sur un principe simplissime : la traduction collective; vous pouvez contribuer à une trado (j’ai fait un bon peu de celle du texte de Steve Jobs), mais aussi proposer des textes.

C’est tout à fait web2, cette affaire! 

Voyez ça: 

We build the site with this frustration in mind, that there are (so) many interesting docs available for free on the Web which could reach a broaden audience if there were translated. Usually, the situation is: you read a nice review on a blog, you are interested to read further, you click and lands on a German page. ("mensch!") Usually, your second action is to go on BabelFish or Google Translate to get a rough translation of the text. But if you’ve tried to read a German publication with Google Translate, you know how inaccurate it is.

It’s how we ended up with Traduwiki, which a wiki (like Wikipedia, for instance) to share efforts on the translation and to enhance translation quality by the time. Anybody is welcome, anybody could contribute, anybody can translate.

Anybody can translate

By saying anybody can translate, we really mean it. Traduwiki hashes each text into smaller chunks. They’re limited to 2 phrases maximum. Each text contains lots of short, easy to understand phrases. Usually, those phrases are grouped together. Even though you think you don’t know master a language enough to use it, you can get the meaning of those phrases and thus, are able to translate them.

Scenarios

Traduwiki was built to satisfy common scenarios like:

  • Read Karl’s texts without having to ask him to write in your own language
  • Help local physicist Paola reach a broaden audience
  • Impress your high-profile teacher by practicing your foreign language
  • Understand foreign language better by comparing the original and its translated version
  • See how many people can help you improve your spoken language
  • Review all the texts tagged "Elections 2007"

Traduwiki helps any kind of texts and authors. People here don’t translate only for them, they do for their friends, their parents, their neighbors or the unknown guy sitting over there at the cybercaf�. They truly understand that the Internet has no geographic boundaries, and that they are contributing to take down its last one, the language barrier.

 

La question de confiance (4) [fr]

3 - La distinction opérationnel-humain

Une autre distinction nécessaire en parlant de confiance : nos actions (en entreprise et ailleurs) peuvent toujours s’analyser selon deux dimensions en interaction :

-         la dimension opérationnelle : tout ce qui concerne les aspect de production, d’organisation, le résultat visé, finalement chiffrable en Euros,

-         la dimension humaine : tout ce qui concerne ‘les gens’ dans l’activité, c’est à dire les affects, les relations, les compétences et la motivation.

On peut mieux percevoir de cette façon les deux dimensions (intriquées, diffuses, intégrées ou non) de nos expériences en matière de confiance :

-         la dimension ‘humaine’, c’est l’expérience qu’on a tous eue d’avoir spontanément confiance (ou non), sans justification rationnelle ni expérience préalable ; juste ‘les atomes crochus’, la sensation « cette personne, je la sens bien »…

-         la dimension ‘opérationnelle’, c’est l’expérience concrète, vérifiée dans le réel, que la plupart du temps, quand telle personne annonce ou s’engage sur quelque chose, cette chose se produit…

Certaines expériences apparemment incohérentes s’expliquent parfaitement par un décalage entre ces deux aspects :

-         je peux n’avoir pas confiance en quelqu’un qui fournit régulièrement ce qu’il a annoncé, parce que ‘je ne le sens pas’…

-         et je peux continuer contre toute évidence à faire confiance à quelqu’un qui ne tient pas parole parce que… ‘j’ai confiance’ !

La question ultérieure deviendra : quels sont les critères de la confiance que j’accorde ? Qu’est-ce qui fait que je donne ma confiance ou pas ? Qu’est-ce qui fait que je perds confiance en quelqu’un (qu’est-ce qu’il faut –me—faire pour que je perde confiance) ? Est-il possible de restaurer la confiance quand elle est perdue ?

Être lucide sur ces questions, c’est éviter beaucoup de confusions, d’erreurs de jugement et de jugements hâtifs…

À la fin des fins, avoir confiance c’est faire confiance, à la fois par expérience (opérationnel) et sans conditions (humain) ? Allez savoir.

Qu’en pensez-vous ? 

Fuyez Doostang!

Chez Tristan Nitot:

Doostang.com, concurrent de LinkedIn.com (qui est sérieux, lui) vous demande le mot de passe de votre compte Webmail (Gmail ou autre) et en profite pour spammer tous vos contacts en votre nom !!!! Bref, Doostang.com est à éviter comme la peste, et si vous recevez une invitation d’un ami à ce réseau, sachez qu’il y a de très fortes chances pour qu’elle ait été envoyée à son insu… ce qui est scandaleux.

A fuir absolument! 

Crise du travail, crise de la capacité à travailler ensemble

Je trouve chez Pierre Bilger un post intéressant à propos du livre de Thomas Philippon, avec des phrases terribles:

La «crise du travail en France» est «une crise non pas du désir individuel de travailler, mais de la capacité à travailler ensemble. En effet, la France est le pays développé où les relations de travail sont les plus mauvaises à la fois du point de vue des dirigeants d’entreprises et du point de vue des employés», la véritable «exception française» selon l’auteur.
- Or «statistiquement, la qualité des relations sociales dans l’entreprise explique 70% des variations de taux d’emploi entre les pays (…). C’est deux fois mieux qu’avec les variables institutionnelles classiques (taux de remplacement et durée des allocations chômage, taux d’imposition du travail, coûts de licenciements, etc.)». 

 Il y a du boulot!

La question de confiance (3) [fr] [UPDATE]

2- La hiérarchie des comportements : subordination successive des niveaux.

Au quotidien, les fonctions de chaque niveau se manifestent d’une façon conditionnelle et hiérarchisée, dans le sens d’une plus grande flexibilité en "montant" (vers les lobes préfrontaux) et dans le sens d’un plus grand déterminisme en "descendant" (vers le cerveau reptilien).

La montée est transitive : tout se passe comme si l’accès aux fonctions "supérieures" était conditionné par la satisfaction des besoins des niveaux "inférieurs". En pratique, une séquence d’interaction suivie suppose :

  • Un accès par le cerveau reptilien : créer la sécurité sur les conditions matérielles, sur le territoire.
  • Une satisfaction du cerveau limbique : besoin de reconnaissance, de satisfaction au niveau de l’affectif (confiance stricto sensu).
  • Ces étapes sont un préalable indispensable pour accéder aux niveaux cortical, rationnel, logique… (confiance opérationnelle: coopération)
  • Puis pour éventuellement partager au niveau préfrontal, sur le transpersonnel et les valeurs.

Dans ce cadre, on reprend la question de la confiance sous un angle à la fois de cause et d’effet : passée la méfiance spontanée du reptilien, on peut à la fois ressentir et provoquer différentes formes de confiance selon les niveau d’interaction auxquels on accède, via les comportements présents dans ladite interaction (ça demanderait peut-être un peu plus d’explication –dites-moi).

Les niveaux de réaction :

  • En fonction de cette logique, on aura en permanence au moins quatre niveaux dans l’interaction, qui pourront chacun expliquer le niveau de réaction de l’interlocuteur. On pourrait donc ‘avoir confiance’ à un niveau ("On a des atomes crochus" niveau limbique) et pas à un autre ("Mais je ne pourrais jamais travailler avec lui" niveau cortical ou préfrontal).
  • De plus, dans la dynamique de l’interaction, on peut "monter" dans les niveaux mais aussi "redescendre" : un choc au niveau des valeurs peut être interprété comme une agression caractérisée et faire "régresser" l’interaction au niveau reptilien de pure défense-agression –et donc casser la confiance.

L’observation du niveau de réaction permettra de prendre les mesures idoines pour réamorcer un schéma positif/confiant en repartant du niveau ‘actif’.

(à suivre) 

La question de confiance (2) [fr] (post long)

Suite  :  la confiance  et le sytème nerveux… 

1- La première question serait de revenir à "L’archéologie" de notre système nerveux

Le cerveau humain a évolué de façon progressive; il a empilé des strates qui fonctionnent de façon spécifique :

  • le reptilien et la défense du territoire : la partie la plus ancienne du cerveau, que nous avons en commun avec les crocodiles (!); en charge des fonctionnements automatiques (circulation sanguine, respiration, digestion), c’est le support des instincts de base (instinct de survie et appétits y compris sexuels). Le reptilien gère la défense du territoire : c’est sous son influence qu’on a tendance à se remettre à la même place dans un groupe.
  • le limbique et les codages affectifs : apparaît ensuite, c’est la partie que nous avons en commun avec les animaux à sang chaud;  En charge du tri des expériences en positives ou négatives, c’est le support des instincts collectifs (instinct grégaire et élevage des petits). C’est le limbique qui est le lieu de l’affectif au sens large, c est sous son influence que nous échangeons des signes de reconnaissance, que nous entrons en contact. C’est aussi par le limbique que nous apprenons (entre autres): rôle majeur dans le fonctionnement de la mémoire. 
  • le néocortex et le raisonnement logique, particulièrement développé dans l’espèce humaine, mais présent chez les grands singes. C’est le support de nos facultés intellectuelles au sens large : abstraction, logique, langage. C’est le néocortex qui nous permet de nous représenter des choses absentes (passées ou futures proches).
  • les lobes préfrontaux et les valeurs : partie spécialisée spécifiquement humaine du néocortex, qui s’est développée en dernier dans l’évolution de l’espèce humaine et qui se différencie au moment de l’adolescence dans le développement de l’individu. Ce sont les lobes préfrontaux qui nous permettent d’anticiper, de nous projeter dans le futur, ce sont eux aussi qui nous permettent de nous représenter nos idéaux, nos valeurs, le sens de notre vie dans un ensemble transpersonnel qui nous dépasse.

On peut imaginer que la confiance –absente au niveau reptilien– prend des formes variables suivant les niveaux actifs : ressemblance et conformité au niveau limbique (synchronisation physique, p.ex.); communication et partage au niveau néocortex (niveau rationel?); convergence de valeurs au niveau préfrontal (niveau éthique?).

Cette stratification permettrait déjà de simplifier un certain nombre de questions confuses, du type ‘la confiance est-elle un sentiment ou un raisonnement?’ –réponse : les deux mais pas au même niveau cérébral (limbique ou cortical); et la pure logique de l’intérêt (qui s’appuie apparemment sur le raisonnement) est bien à relier au niveau premier (reptilien), c’est à dire avant l’apparition du lien, du collectif… 

 (à suivre)

Juste pour  donner une idée d’où on va, je me propose de réfléchir ensuite aux points suivants : [UPDATE]  Je vais probablement simplifier !

2- La hiérarchie des comportements : la montée transitive, les niveaux de réaction, les boucles de rétroaction.
3- Les approches interindividuelles : processus non verbaux, comportements propitiatoires, comportements d’agression. Variantes "démocratiques" et variantes “hiérarchiques”.
4- La question de la conciliation : le conflit et après.

5- Ethologie et management : la question de l’individuel et du collectif.

La question de confiance (1) [fr]

Grande question, soulevée par Bertrand Duperrin dans un post déjà ancien, celle de la confiance.

Sujet que je rumine depuis bien des temps… 

En première instance, on pourrait dire que la confiance est une condition sine qua non de l’entreprise 2.0 ?

La question me revient maintenant en repensant à un coaching récent où ma cliente me dit "je vous fais confiance"…

Question intéressante (sur laquelle je reviendrai avec elle ultérieurement) : "je vous fais confiance" veut dire "J’ai confiance en vous" ? Ou bien "Je décide de vous faire confiance" ? Dans l’un et l’autre cas, on n’est pas du tout dans la même situation.

Je tombe [Via Google, naturellement] sur cet article. J’y trouve bien des thèmes qui m’intéressent : confiance, intérêt, coopération, interculturel… Je note un point-clé (nouveau pour moi) :  la confiance s’ajoute au contrat. Hm.

Je  retrouve aussi une vieille envie de revenir sur l’analyse du scandale Enron… 

(à suivre) 

Bonne année!

Et mes meilleurs voeux pour une année pleine d’énergie, de sérénité et de satisfactions personnelles et professionnelles!