Management 2.0
Suite des réflexions de B. Duperrin sur le thème "management 2.0" ; beaucoup des points qu’il aborde me semblent reliés ou reliables à des éléments de 2DoS… à suivre.
Blogs allemands [fr]
Pour ceux d’entre vous qui lisent l’allemand, un best of der deutsche blogosphäre dans un blog que je ne connais pas…
Un article iconoclaste [en]
Un article très affirmatif (via -comme souvent- "Confused of Calcutta") sur le thème "désolé, le collectif, ça marche pas…"/ C’est ici, et ça va demander un bon peu de travail pour répondre, mais je m’y mets (à suivre).
De 6DoS à 2DoS ?!?
Pensée fugitive que je veux commencer à développer : la mission actuelle de « Web 2.0 » (pour aller vite) est de nous permettre de passer de « 6 degrees of separation » [« 6DoS] à « 2 degrees of separation » [2DoS] dans le maximum de cas possibles…
Reprenons :
- L’idée même de ‘6DoS’ propose l’hypothèse que chacun d’entre nous est statistiquement séparé de n’importe qui d’autre sur cette planète par 6 ‘intervalles’, c’est à dire qu’il y a un chemin menant de n’importe qui à n’importe qui d’autre, et qui passe par 6 connexions personnelles existantes (je connais personnellement x qui connaît personnellement y qui lui-même…l’expérience d’origine consistait à demander à des gens de faire parvenir une lettre en mains propres à une personne inconnue d’eux, uniquement par ces contacts personnels- voir le beau bouquin de Barabàsi).
- Si c’est vrai pour la société at large ça doit l’être aussi dans le monde de l’entreprise : entre entreprises, ou même –pour les plus grosses—dans l’entreprise : 6 étapes/ intervalles entre personnes pour atteindre une personne spécifique/ spécifiée (pertinente en fonction de critères définis : par exemple j’ai besoin d’interviewer un spécialiste dans un domaine pointu…)
- La valeur du chiffre lui-même (six) est discutée –c’est le concept qui est intéressant.
- Mon intuition est que l’enjeu principal des entreprises à l’heure actuelle est de créer les conditions pour que je n’aie plus que 2 étapes/ intervalles à franchir pour atteindre une personne spécifique/ spécifiée (pertinente en fonction du même genre de critères) : ce que me disent mes clients de plus en plus fréquemment, c’est "Avec les organisations (plus ou moins) matricielles que nous avons, la question est régulièrement de trouver qui est le bon interlocuteur, qui a la réponse à la question, qui a le bon profil…et c’est ça qui va définir à la fois la vitesse et la qualité de la réponse apportée" –trop souvent on ne trouve pas, ou trop tard, ou par hasard…
- Tâchons de recenser ensemble les fonctions de « Web 2.0 » déjà à l’œuvre dans ce sens ; je commence, à vous de compléter :
- Le Tagging : recherche par mots-clés/ folksonomy (et voir la problématique du corporate tagging)
- Les blogs (latürnisch) et les aggrégateurs pour sélectionner les sources,
- Le ‘social software’ (LinkedIn, ClaimID, OpenBC, que le meilleur gagne !) et leurs équivalents corporate…
- Et quoi d’autre ?
La question suivante sera : quid des moyens /utilisations à développer ; puis quid de l’impact sur le management de nos chers clients (j’anticipe –entre autres—de puissantes résistances dans certaines régions ménagériales… n’est-ce pas ?)
À vous lire !
Dixit Deming (ça fait mal !)[eng]
Un post qui cogne, de la part d’un maître impressionnant : Deming soi-même.
Je ne résiste pas à la citation :
“Prof. Peter Senge of MIT was asked to update “The Fifth Discipline” for republication […]. He sent a note to Edward Deming asking him for comment on the book. […].
Deming, the father of the Japanese post-war industrial revival was regarded by many as the leading quality guru in both Japan and the United States. […]
Deming responded to Senge:
“Our prevailing system of management has destroyed our people. People are born with intrinsic motivation, self-respect, dignity, curiosity to learn, joy in learning. The forces of destruction begin with toddlers—a prize for the best halloween costume, grades in school, gold stars—and on up through the university. On the job, people, teams, and divisions are ranked, rewarded for the top, punished for the bottom. Management by Objectives, quotas, incentive pay, business plans, put together separately, division by division, cause further loss, unknown and unknowable.”
Prof. Senge comments:
“I believe that the prevailing system of management is, at its core, dedicated to mediocrity. If forces people to work harder and harder to compensate for failing to tap the spirit and collective intelligence that characterizes working together at its best.”
Bon, ben il y a du boulot!

