Un management pour les ‘knowledge workers’ ?
Un discussion ouverte par Bertrand Duperrin sur son blog, qu’on peut voir en continuité avec ses posts précédents sur McGregor et Maslow…
Quelques remarques au débotté (mais il faudra y revenir plus à fond) :
– des knowledge workers, il y en avait avant le web ! Les chercheurs, les consultants, les journalistes… Et des gens les ont managés depuis belle lurette (plus ou moins à l’intuition? Mais les autres aussi) voir par exemple les classiques "Right Places, Right Times: Forty Years in Journalism Not Counting My Paper Route" de Hedley Donovan (ancien rédac’chef de Fortune et de Time Magazine), et "Microsoft secrets" de Cusumano et Selby ;
– l’habitus de ces groupes secondaires a été étudié directement ou indirectement (je pense aux travaux de Sainsaulieu et Dubar, il y en a d’autres) et on sait déjà pas mal de choses sur leurs façons d’être par apport aux grandes composantes du management,
– ensuite ça vaudrait la peine de voir comment les nouvelle formes de travail induites par les TIC impactent ces groupes et à quel niveau: métier, organisation, répartition du travail, contrats implicites et explicites…
–[plus une question indiscrète : management 2.0, c’est un modèle de management ou un modèle pour les managers? Question simple].
(à suivre)



Comme le je dis dans l’article le phénomène n’est pas nouveau. La différence est qu’à une époque c’était une “caste” relativement réduite, aujourd’hui un style de salarié qui tend à se généraliser.
Ensuite l’enjeu n’est pas tant de savoir comment ils fonctionnent, on le sait globalement même si les outils de travail à distance accroissent leurs caractéristiques de manière exponentielle, mais comment les prendre en compte et en tirer le meilleur.
Pour ce qui est de l’impact TIC je prend le problème dans l’autre sens: comment faire en sorte que les TIC prennent en compte les spécificités de ces populations. Ils existente, vivent, se lient, partagent sur le réseau donc ce dernier doit leur donner le même espace de liberté qu’un management adapté leur donnerait dans un bureau avec leurs collaborateurs. Permettre l’informel en le structurant et lui donnant de la valeur tel est l’enjeu de l’intranet de demain (je ne parle pas de se substituer à l’existant mais d’apporter une couche plus…people centric).
Enfin management 2.0 c’est d’abord un concept que j’affine au gré de mes réflexions et qui part de deux constats: manager de manière adaptée ce type de population de plus en plus présent dans les entreprises d’une part, et adapter les outils d’échanges à leurs attentes d’autre part. Sur certains points tu retrouves l’esprit “Web2.0″ mais tu attaques uniquement par les pratiques et usages sociaux, l’outil n’étant que conséquence.
Si tu ne t’y intéresse pas déjà jette un oeil sur blueKiwi (http://www.bluekiwi.fr) je pense qu’ils sont vraiment sur la bonne voie, en tout cas avec la bonne approche.
Comment par Bertrand DUPERRIN — 31 Jul 06 @ 11:51
J’ai vu BlueKiwi, c’est convaincant.
Comment par YGG — 31 Jul 06 @ 12:03