Et la déprime ?
Titre de Managéris (d’après un bouquin étatsunien) "L’échec, composante essentielle du développement des managers"… et la déprime? Et l’inhibition?
Mais non : l’échec signale au moins qu’on a agi, qu’on a essayé.
Titre de Managéris (d’après un bouquin étatsunien) "L’échec, composante essentielle du développement des managers"… et la déprime? Et l’inhibition?
Mais non : l’échec signale au moins qu’on a agi, qu’on a essayé.
Incapable de dire pourquoi, mais je suis turlupiné par l’idée suivante (donc : je publie) :
En un mot, l’argument apparent est le suivant : Cyrano, amoureux non déclaré de sa cousine Roxane (ravissante et précieuse), et handicapé par sa laideur, prête sa voix et sa plume à Christian (beau mais simple), et lui permet de séduire puis d’épouser ladite Roxane. Il se substitue à lui (épistolairement parlant), mais Christian meurt. Cyrano ne détrompe pas Roxane –même ayant reçu l’assurance qu’elle pourrait l’aimer (« même laid »). Des années plus tard, trop tard, Roxane découvre la vérité au moment où Cyrano meurt à son tour.
Tout d’un coup, toute cette histoire m’intrigue : qu’est-ce que c’est que ce truc ? Je sens comme un tour de passe-passe, un coup de bonneteau…
En renonçant à se battre pour (conquérir) Roxane, Cyrano « gagne » un rôle de marionnettiste et une expérience ‘vicariante’ (1)… qui lui convient peut-être très bien ?
Il y a un côté « Misanthrope » chez Cyrano. Incapable du moindre ajustement au réel, aux relations telles qu’elles sont…
[Peut être curieusement] je soupçonne chez Cyrano une résignation fondamentale.
(1) Se dit d’une expérience qu’on vit ‘par substitution’ par le truchement de quelqu’un ou quelque chose –quand on vibre aux aventures d’un héros de cinéma, on ‘vibre’ de façon vicariante… [anglicisme : pour vicarious].