Des idées utiles sur la “generation M” (comme Média)

Encore un post utile chez "Confused of Calcutta" [en] (pas un blog consacré à l’Inde : l’auteur –JP Raganswami– travaille dans une  banque à Londres –et il est né à calcutta; il traite d’information et de TIC; très intéressant) : caractéristiques des ‘djeunes’ toujours connectés de maintenant ;-), plus celui-ci sur l’évolution de la perception du collectif (le collectif suppose un sacrifice au départ)…

Citation:

 "In days of old when job mobility and attrition were relatively low, teamwork and consensual approaches were easy to achieve in large organisations.

In team sessions individuals made sacrifices. Established their unease or disagreement with some stated thing, and once that was done, went with the team view. This allowed a Lencioni-like trust to operate, giving people the chance to express their concerns.

This capacity to make sacrifices as part of a team is critical to team behaviour. And one of the reasons people made the sacrifices was because they knew the other team members would remember.


et un autre -très stimulant- sur le futur du travail. J’y reviendrai.

“Marre des trucs qui séparent” (2)

Longue réflexion dubitative sur ces thème (comme sur les deux autres) –je commence à voir que c’est sûrement plus difficile à articuler pour moi que je ne le pensais –il y a des liens qui compliquent mais je veux les détailler

En gros, en termes de programme de réflexion, je suis sur le plan suivant :

a) Impression de délitement du lien social (en France mais pas seulement) : communautarismes, casseurs, « non » au référendum, montée des séparatismes divers, anomie au sens le plus large… je mélange une palanquée de signaux hétérogènes qui tous pointent –me semble-t-il—vers un refus de plus en plus courant et affirmé de jouer le jeu du collectif (= moyennant d’être accommodant, quelques sacrifices initiaux, on récupère ses billes et un peu plus en coopérant –en obtenant nettement plus que ce qu’on aurait obtenu par la somme des efforts individuels –plus la satisfaction intrinsèque du jeu collectif). J’observe beaucoup de choses dans les groupes que j’anime…

b) La question de ma vie (N.B.je ne suis sûrement pas le seul) c’est comment être ensemble : faire des trucs puissants, échanger, interagir, partager –tous les plaisirs et tous les risques du collectif. Toute ma vie de travail est autour de ça. (Toute ma vie personnelle aussi –mais avec des réussites au moins irrégulières… je crois bien que ça me manque beaucoup).

c) L’actualité qui pointe vers le futur, tout ce qui bouge, qui vibre et qui (me) fait rêver en ce moment est autour du don, du gratuit, du lien… Les logiciels libres, les blogs (ce blog), les réseaux informels, associations de diverses sortes…Apparent paradoxe : « trucs qui séparent » versus « liens tous azimuts », avec tous les doutes qu’on peut avoir sur la qualité de ces liens (Indiscriminés, stochastiques, factices, aveugles, virtuels…) (Réflexion de vieux con, comme me l’a fait remarquer en termes un peu plus diplomatiques un de mes coachés hier soir) (Axiome : il ne se passe rien sur le Net qui ne se passerait sans le Net…à voir).

Donc (à suivre) ; chacun de ces points demande à être décrypté, argumenté, discuté…

À votre avis ?

“Marre des trucs qui séparent” (1)

Je tente depuis quelques jours d’écrire le papier promis sur "marre des trucs qui séparent" –j’ai du mal, et je réalise que j’essaye probablement de couvrir trop de choses à la fois : il ne s’agit sûrement pas d’un seul billet, mais plutôt d’une réflexion au long cours.

Donc  : éléments divers -différents- à dilater ensuite : 1) Je suis essentiellement intéressé par la question suivante "Comment être ensemble" (je ne suis pas le seul); 2) Je suis frappé de plus en plus souvent de voir et d’entendre "des trucs qui séparent" -des affirmations qui reviennent à dire "je suis différent et je rejette ceux qui sont différents de moi" (à spécifier et préciser); 3) Je suis aussi frappé par le surgissement (paradoxal) de thèmes forts autour du don, de la coopération (logiciel libre), etc.

 (à suivre) (DQP mais pas plus vite). ;-)

Pourquoi “Mauvaises pensées”?

Au fait, pourquoi « mauvaises pensées » ?

-         Envie –parfois—d’un défouloir, d’une purge cynique, d’un déversoir à mes frustrations…

-         Donc expérience (fréquente ?) de ne pas pouvoir dire certaines choses : à mes clients, à mes collègues, etc. Pourquoi pas ?

-         Danger : je serais perçu comme agressif, ça provoquerait un backlash, « ils ne comprendraient pas » —supposition a priori que j’ai quelque chose à l’esprit

a) qui est pertinent,

b) qui est ‘juste’ ou ‘vrai’ et

c) qui ne serait —quand même— pas accepté par mon interlocuteur parce que…

Donc [mauvaises pensées d’un consultant], le blog.

-         Un lieu où « tout dire », y compris le politiquement-pas-correct, y compris « ce qu’on ne peut pas dire » (au client, aux collègues…) même pour de bonnes raisons…le ‘dessous des cartes’ que les personnes concernées ne sauront (parfois) jamais –mais ça ferait du bien de le formuler noir sur blanc une bonne fois…

-         Un lieu où « penser à voix haute » en s’exposant à du feed back, sans être comme toujours sur mes gardes, sans avoir quelqu’un qui regarde par-dessus mon épaule (parfois moi) pour contrôler, rephraser, etc.

-         Des histoires anonymes & sans date ; intraçables.

Latürnisch aussi :

-         Un lieu où partager, diffuser du savoir de différentes sortes :

o       Résultats de recherche

o       Lectures

o       Discussions, questions

-         Un lieu où tenter/tester des idées, des nouveautés, etc.

-         Un lieu où écouter : discussions, critiques, questions & réponses, propositions…

Idées de billets

Quelques idées de thèmes que j’ai envie d’aborder dans les temps qui viennent, de questions que nous (moi et des collègues) rencontrons en entreprise, ou qui se posent au management des entreprises à l’heure actuelle ; je les formule d’une façon simplette :

  • « Marre des trucs qui séparent » : les intégrismes, les communautés, les individualismes –la nouvelle doxa du « chacun pour soi, les autres je m’en fous » ;
  • « Les petits jeunes de maintenant » : surprises et découvertes, impressions du terrain, parfois confirmées ailleurs, y compris à l’international ; tendances sensibles chez les jeunes managers rencontrés ces temps-ci;« Ils ont eu la formation, nos managers ? » : questions de fond (posées de façon plus ou moins cynique ou résignée par nos stagiaires) sur l’effet pratique de la formation dans le management des entreprises ;
  • « Les grands » : quelques génies qui ont apporté des analyses et des propositions nouvelles à de vieilles questions ; je pense par exemple à
  • Chris Argyris
  • Nonaka & Takeuchi
  • E.T. Hall
  • Taiichi Ohno
  • Michael Polanyi
  • Alfred P. Sloane

(à suivre).

Premier pas !

Idée, envie d’un blog, sur mon domaine de prédilection : l’humain dans l’organisation, manager, coacher, … Envie de musarder, de rêvasser par écrit.Comment ça marche, qu’est-ce qui marche ?

Je passe l’essentiel de mon temps depuis longtemps à travailler avec des groupes ou des individus ; à propos de leur capacité à coopérer, à propos des démarches qui font aller plus loin.

Le reste du temps, je lis dans le même domaine, je médite, j’essaye de créer des mélanges opérants ; pour progresser.Envie de comprendre, d’expliquer ; de s’amuser ; de dévoiler.

Risques : faire un cours ; donner des leçons ; faire le vendeur d’encyclopédie ; banaliser les contenus ; bavarder.

Plaisirs : faire connaître un grand bouquin, un(e) grand(e) auteur(e), un grand concept, un(e) grand(e) manager(e) ; débrouiller une situation complexe ; donner des exemples, des cas, des tranches de vie ; simplifier, éclairer, éclaircir ; faire des connexions imprévues, des rapprochements entre disciplines ; approcher le mystère : comment ça marche, comment on fait pour faire des trucs puissants ensemble ?

Envies : Avoir des feed back, des conversations, être surpris, nourri, démarrer des relations avec des gens…