Le haut et le bas [fr]
Dans nos organisations où il y a (encore) des gens en haut ("les gens d’la haute", avec l’accent d’Arletty…) et des gens en bas, "le haut sait et le bas fait"…
Dans nos organisations où il y a (encore) des gens en haut ("les gens d’la haute", avec l’accent d’Arletty…) et des gens en bas, "le haut sait et le bas fait"…
Trouvées chez Mike Elgan (via Google+, qui commence à devenir une réelle ressource pour moi) ces pépites tout à fait fascinantes:
A startup called Whodini opened this week. Its core technology is an artificial intelligence engine designed to find experts inside your own company, and also present your own expertise. The company’s algorithms can scan through your professional activity and figure out what you’re good at. It then compiles a profile that, with your approval, is made available to co-workers or to the public.
When you’re working on a project and need some advice, assistance or additional manpower, you simply search the Whodini system like you would Google. The algorithms match your search to the people who can help you.
Whodini doesn’t have fancy voice interaction. But the idea of using software to sift through massive amounts of data and then make sense of that data and make suggestions based on it is the secret sauce behind this product –While it’s starting with a fancy intelligent alarm clock, Zazu is planning a virtual assistant that stays with you all day, briefing you on upcoming events, telling you personal and historical information about the people you’re about to meet with — that sort of thing. The company intends to add natural voice interaction in both directions, so dealing with Zazu will be like interacting with a human personal assistant"
Un prospect (grand industriel, biens d’équipement, B to C) me convie à une démarche originale : une journée de séminaire entre pros de la formation et prescripteurs/ acheteurs de formation en interne, pour faire de la prospective : vision de la formation à 3 ou 5 ans et (peut-être) quoi faire aujourd’hui pour être bien positionné dans ce futur qui approche à grands pas?
Ci-après quelques idées de synthèse pour structurer mon intervention (l’exercice était : 4 slides!).
Une politique c’est entre autres un choix des variables d’ajustement…
Le dernier livre de Frédéric Lordon a l’air trapu mais nécessaire! Extrait:
Spinoza encore qui nous donne peut-être la définition du communisme véritable : l’exploitation passionnelle prend fin quand les hommes savent diriger leurs désirs communs – et former entreprise, mais entreprise communiste – vers des objets qui ne sont plus matière à captures unilatérales, c’est-à-dire quand ils comprennent que le vrai bien est celui dont il faut souhaiter que les autres le possèdent en même temps que soi. Ainsi, par exemple, de la raison, que tous doivent vouloir être le plus nombreux possible à posséder, puisque les “hommes, en tant qu’ils vivent sous la conduite de la raison, sont suprêmement utiles aux hommes”. [c’est moi qui souligne!]
Enfin une vraie définition du collectif!
(Note de lecture pointue ici même)
Frédéric Lordon, Capitalisme, désir et servitude. Marx et Spinoza, La Fabrique, 2010.
Je me suis fait voler mon cher Medion Akoya il y a quelque mois… dans l’urgence, j’ai racheté un netbook de format vaguement équivalent pour redémarrer rapidement; sauf que… au lieu de Windows XP, WIndows 7 édition Starter… mamma mia! Sur un HP Mini, quelle charette! Je retrouve les sensations désuettes et surannées des années MS-Dos et System 7!!! On clique et on va se faire un café pour laisser le temps à la bête d’arriver au résultat. C’est pitoyable (au moins).
Après avoir testé longuement Debian (sur clé USB) puis LinuxMint (sur clé idem mais en persistant) je me suis décidé à installer en dual boot.
E-ton-nant!
Cliquer sur ‘install’ vous donne immédiatement un écran avec une proposition de partition du disque dur; on peut bouger la partition (changer les tailles respectives) à la souris. Je clique sur ‘OK’ : la partition se fait et l’OS s’installe.
La carte WiFi du HP est reconnue d’entrée; le driver installé de suite et la connexion sans fil se fait…
C’est livré avec LibreOffice : exactement le même look and feel qu’Office, tous mes fichiers sont reconnus et affichés impeccablement…
Mon imprimante Samsung branchée déclenche instantanément un message "imprimante ML 2010 installée" , et j’imprime aussi sec…et c’est nickel.
Mais surtout! Surtout : Firefox réagit au quart de tour, Gmail se charge en un clin d’oeil, Chromium idem; XMarks synchronise d’un coup d’un seul…
Je suis opérationnel en un rien de temps; et je redécouvre le plaisir de surfer, de lancer des opérations en parallèle… bye-bye Windows!!!
Une seul question à ce jour: comment récupérer le (considérable) fichier de raccourcis que j’ai dans Word pour le mettre dans Writer…quelqu’un a une idée?
(à suivre).
Une de mes vieilles obsessions qui revient ici (via le tumblr de John Tropea) :
“Most employees don’t spend their time executing business process. That’s a myth. They spend most of their time handling exceptions to business process. That’s what they’re doing in their [e-mail] inbox for four hours a day. Email has become the great exception handler.”
[…] all the learning disappears because it’s hidden away in people’s inbox. It’s not searchable and discoverable “
Une expérience récente au cours d’un coaching de transmission d’expérience confirme ça au plus haut point…avec quelques idées de solutions.
Sur un sujet qui me poursuit, ce post très intéressant, via OWNI (site d’actualité lui-même très intéressant).
Remarque liminaire : ce qui suit est plutôt décousu; ça part d’un agacement vis-à-vis du traitement accordé (infligé?) aux évènements japonais, des "explications" des réactions des Japonais par leur "culture" et tutti quanti. Je vous aurai prévenus.
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Des conversations récentes (de vive voix ou sur FaceBook) –avec des amis Français au japon– (et une suggestion de mon ami Laurent) m’ont fait un peu gamberger sur les empilements de stéréotypes à propos de la "civilisation japonaise" qu’on a subis depuis les débuts de la catastrophe…
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Je n’ai aucune compétence à propos de la culture japonaise; juste quelques souvenirs frappants:
On a dit que le nucléaire n’est pas en cause; Les failles telluriques non plus! Ce qui est en cause ‘turellement, c’est le choix d’une région sismique majeure pour installer une technologie qui a horreur d’être secouée! S’il s’était agit d’installer une fabrique de porcelaine ou de verre soufflé, on l’aurait mise là?
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Un facteur majeur de la cata nucléaire, c’est la culture du secret : "tout va bien, tout est sous contrôle, circulez ya rien à voir"; mes clients et quelques autres retrouveront les fameuses routines défensives définies par Chris Argyris:
Je me suis fait voler mon ordinateur portable -heureusement,j’avais une bonne sauvegarde, les dossiers essentiels étaient encryptés et je venais de changer tous mes mots de passe (merci LifeHacker , voir ici par exemple).
Dans les récupérations à faire, quelques logiciels, dont MindManager,dont je me sers fréquemment.
J’avais déjà dû le récupérer après un crash de disque dur il y a quelques années, et j’avais été favorablement impressionné par le SAV: avec deux ou trois échanges de mail, ils avaient retrouvé mon achat, et m’avaient renvoyé une clé d’activation sans problème… pas mal.
J’avais soigneusement mis de côté des références qu’ils m’avaient envoyé, dont - croyais-je - la fameuse clé; je télécharge le logiciel, et la clé m’est demandée… problème, ce que j’ai ne rentre pas du tout dans les cases.
Je tâtonne un peu du côté des FAQs, et une fenêtre de tchat apparaît, et un certain Jim me demande s’il peut faire quelque chose pour moi!
Je vous la fais courte : en un quart d’heure, ledit Jim m’avait
Un topo qui décoiffe chez Paul Jorion, sur la signification réelle de la crise financière…un petit extrait pour vous donner (peut-être) envie:
"la vraie valeur est politique, sociale et économique et n’a pas grand chose à voir avec les modèles de prix abstraits imposés par des marchés financiers captés par des intérêts particuliers sans nationalité et exonérés de toute responsabilité de bien commun."
[Note liminaire: ce que j’observe avec mes collègues depuis quelques années dans les entreprises, c’est a) que les gens sont à fond et b) que la seule façon d’aller plus vite c’est d’apprendre plus vite; et comment apprendre plus vite quand une grande part de l’information pertinente finit dans le tonneau des Danaïdes des boîtes mail…]
J"évoquais ici la réaction de mon ami Hervé à l’annonce du projet de suppression du mail sous deux ans chez Atos.
Reprenons ses arguments un à un :
Comme je le disais dans mon post précédent, pour moi, la question est celle du contenu véhiculé, de sa valeur, de sa traçabilité, de sa "partageabilité" (désolé), de son utilité pour d’autres…
Oui je pense qu’il faut réduire drastiquement l’usage du mail parce qu’on fait par mail -mal- des choses qu’il est absolument stratégique de faire -bien- avec des outils plus adaptés et plus variés :
C’est ici et c’est rien beau!
Can Nasa put a man on the moon? No longer, according to Geoffray Petch.
Astonishingly, the blueprints for the Saturn rocket have been lost and much of the knowledge of the 400,000 engineers that made the first moon landing possible lies in documents that are devoid of meaning without the contextual and personal knowledge of those who generated them.[c’est moi qui souligne]
Nasa now has a programme of “knowledge archeology” to excavate and add meaning to the repositories of information in order to prepare for a future manned landing.[c’est moi qui souligne].
Les autres exemples sont des classiques du genre…
Et ça aussi c’est possiblement une histoire qu’on n’a pas fini d’entendre… "Retirees Help Keep Boeing’s Knowledge Base", ben oui!
C’est ici, mais j’ai lu d’abord le commentaire de mon ami Hervé.
C’est un sujet qui m’intéresse depuis longtemps (cf ici, ici, ici et ici).
Trois remarques avant d’y revenir plus à fond:
Ce sont les coûts salariaux allemands qui ont été pressurés (HarzIV etc.). Analyse très éclairante (avec une série de liens précieux)-et conclusions plutôt effrayantes- chez Olivier Bouba-Olga : l’Allemagne fait encore le choix du Sonderweg, cette fois-ci dans le domaine économique…Et l’Euro(pe) dans tout ça?
Interview impressionnante sur le site du Nouvel Obs: le côté imprécateur affaiblit le propos, et certaines affirmations frôlent le stéréotype, mais l’auteur a visiblement fait un énorme boulot d’analyse et d’évaluation… Si tout ce qu’il dit est exact, ça fait peur!
Je vais regarder le livre…
[Et ça rejoint certaines réflexions de ce blog-ci que je suis avec intérêt depuis quelques mois]
A en croire ce post, tout à fait intéressant, il y a réseau social et réseau social dans l’entreprise!
Très belle idée, et beau speech du fameux Ury (de Ury & Fisher : Getting to yes (without giving in), le classique de la négociation): un TED Talk de premier ordre! En fait ça donne envie!
En prime, trois idées simples (mais pas faciles) pour contribuer à la résolution des conflits…J’emprunte ça tout de suite pour un prochain séminaire de management sur le sujet!
C’est là et ça fait ça :
Pandoc can read markdown and (subsets of) reStructuredText, HTML, and LaTeX, and it can write plain text, markdown, reStructuredText, HTML, LaTeX, ConTeXt, PDF, RTF, DocBook XML, OpenDocument XML, ODT, GNU Texinfo, MediaWiki markup, groff man pages, EPUB ebooks, and S5 and Slidy HTML slide shows. PDF output (via LaTeX) is also supported with the included markdown2pdf wrapper script.
Vous noterez la présence du format ePub (pour e-books… miam!).
Disclosure : je n’ai pas encore testé!
Disclosure2 : le userguide est plutôt refroidissant; c’est du command line pur et dur! Mais quand même, html to ePub… ça fait rêver!
C’est ici est c’est un choc! Et ça fait songer pour le futur…
Un système inclut -entre autres- le fait que les causes ont plusieurs conséquences, et les conséquences plusieurs causes.
Via "Olympe et le plafond de verre, blog féministe" http://blog.plafonddeverre.fr/
Une formidable interview de Boris Cyrulnik sur Psychologies.com (EDIT : désolée l’article a disparu, provisoirement j’espère)
Élizabeth : Quel est l’enjeu de l’éducation des garçons ?
Vous avez dit "diversité"?
B.C. : Les femmes ont connu une aventure humaine incroyable depuis cinquante ans, un changement de statut absolu. Or, je ne vois pas comment les femmes peuvent changer sans changer les hommes… Est-ce que l’on va continuer à dire que les femmes sont formidables et qu’elles vont gérer la société en laissant aux garçons la bière et le foot ? Continuer ainsi, c’est transformer le féminisme en un nouveau sexisme. Or, combattre un groupe sexiste par un autre groupe sexiste n’est pas un progrès. Il me semble plus intéressant de réfléchir au nouveau statut des hommes. L’ancien statut reposait sur la violence, celle du quotidien ou celle des guerres. L’homme devait être violent pour être prêt à se défendre et défendre les siens. Aujourd’hui, la violence n’est plus une vertu masculine. Dans notre culture, elle est devenue un outil de destruction. Du couple, de la famille et des hommes eux-mêmes. Du coup, l’« héroïsation » des hommes n’a plus de sens. D’ailleurs, c’était une mauvaise affaire pour les femmes, parce qu’elle légitimait leur domination. D’où la nécessité, après le féminisme, d’inventer le « masculinisme ». Là est l’enjeu de demain.
Chez Fulghum, que j’aime toujours autant…
From time to time I run across something said so well that it might be passed on as pertinent to the headlines, especially in light of the shrill voices making the news, both here and in modern Greece.
"Democracy destroys itself because it abuses its right to freedom and equality. Because it teaches its citizens to consider audacity as a right, lawlessness as a freedom, abrasive speech as equality, and anarchy as progress."
An observation made by Isocrates, the Greek rhetorician, 436-338 B.C.
About democracy practiced in Athens - in the 5th Century B.C. when it was at the height of its fame and fortunes.
Gros papier très argumenté via ContreInfo (un site ultra-utile que je consulte régulièrement) sur la situation économique et financière, sa signification et ses conséquences… les "fausses évidences" démontées avec force font partie des lieux communs qu’on entend et qu’on lit majoritairement dans "lémédias" les plus diffusés… ça fait songer.
La source est là… "les économistes atterrés", ça fait songer aussi…
Magnifique article dans le blog de Paul Jorion (que je lis avec intérêt depuis plusieurs mois), intitulé "Quand le sahel reverdit, ou ce que l’on peut apprendre des savoir-faire africains"… Ce papier part d’un article du Monde Diplo, (version complète dans la version papier du mois d’Août).
Pas un sujet banal. On touche en passant (en plus des thèmes évidents : déforestation/ reforestation, tradition, communautés, éducation, aide au développement, etc.) à des sujets comme le knowledge management (pratique) et la Propriété Intellectuelle…
Difficile de structurer mes réflexions sur ce papier, tant les sujets sont foisonnants et variés; il s’agit d’un renversement de perspective radical sur la plupart des évidences dans les domaines évoqués; et une très belle histoire de retournement de situation : reverdir le Sahel, on nous l’avait promis, ils le font.
Citons Yacouba Sawadogo, l’initiateur de cette réussite, et spécialiste de l’agroforesterie.
Je n’ai pas lu l’article du Monde Diplo, seulement le post de Zébu cité ci-dessus.
J’essaye de revenir là-dessus en pointant les enseignements pour nos sujets : désertification, savoir faire traditionnels, remise en cause des certitudes passées, enrôlement dans un projet, re-fertilisation d’un terrain dévasté… ça parle du contexte économique?
Ci-dessous quelques extraits pour vous mettre en appétit :
[à suivre?]"Les rendements sont devenus bien plus importants, au point que le nombre de greniers a aussi été multiplié par deux ou par trois par famille. Les arbres permettent aussi aux paysans de réduire le nombre de semences utilisés pour les cultures car ils les protègent contre le vent. Les feuilles viennent aussi protéger les sols et peuvent nourrir le bétail. Les racines fixent l’humidité des rares pluies et les branches protègent les cultures du soleil. Avant cette technique du ‘zaï’, la nappe phréatique baissait d’un mètre par an : depuis sa mise en place, elle a augmentée de 5 mètres. Les arbres servent aussi à produire du bois de chauffe pour la cuisine, pour la charpenterie et même la pharmacopée traditionnelle […]
"M. Yacouba Sawadogo, paysan au Burkina Faso, a pu utiliser librement des savoirs-faire ‘ancestraux’, que l’on pourrait définir comme appartenant à la ‘res communis’, développer un nouveau savoir-faire pour son usage propre et le transmettre … sans aucune notion de propriété privée […]
"La notion de propriété privée dans cet espace culturel spécifique n’est pas une donnée ‘commune’ et […] à l’inverse, la normalité est bien la ‘res communis’. De même, la théorie des jeux coopératifs permettrait bien mieux d’expliquer, par la rationalité intuitive, que pour un acteur comme M. Yacouba Sawadogo, il est finalement plus ‘intéressant’ que ‘son’ savoir-faire se propage librement, afin qu’il puisse, grâce à la mise en place générale de ‘son’ savoir-faire, bénéficier des effets bénéfiques de l’action collective sur des biens ‘communs’ comme le niveau d’eau dans les nappes phréatiques, dont il bénéficiera, aussi, pour son exploitation personnelle dans sa propriété privée. Privatiser donc le savoir-faire et la connaissance d’une ‘res communis’ serait donc ‘non productif’, pour l’acteur individuel comme pour la société dans son ensemble.[…]
"Ce que nous apprennent au final les savoirs-faire africains, c’est leur connaissance intuitive, qui a été jusqu’à présent peu ‘formalisé’ ou ‘modélisé’ en droit, qu’il existe des ‘choses communes’, qui appartiennent à tous et à personne et ce quelque soit le type de ‘contrat social’ décidé entre les différents acteurs d’une société, quelque soit le type de propriété envisagé.
Reçu tout à l’heure un commentaire bref, à peu près approprié au sujet de mon post…mais incluant comme signature un lien vers un site commercial consacré à la maroquinerie d’un fabricant italien connu…"Mais -comme disait Coluche- jusqu’où s’arrêteront-ils?"…
[note aux intéressés : vus les scores très modestes de ce site, je pense que vous perdez votre temps :-) mais bon…]
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Deuxième tentative, pas plus maline, pour un site au nom allemand…
En cours, un gros travail pour un client qui vend du service de haut niveau à l’industrie; ça m’évoque quelques réflexions sur la nature de «la crise» et sur les transformations associées :
* Clairement, la bataille n’est plus commerciale ou marketing (celle-là est passée ; respect aux survivants) ; la suite se joue autour des compétences : à prix comparable (et férocement négocié et renégocié) qui apporte le service le plus pertinent, adapté, les solutions soutenables en contexte instable ?
* Paradoxe : pour réussir ce jeu, il faut jouer cartes sur table et des deux côtés. Mais :
Connaissez-vous des cas où ces questions ont été expérimentées/ traitées/ résolues ?
- Avant tout en termes d’IP : à qui appartiennent les innovations créées lors de cette coopération ? Les modes d’évaluation et de partage des bénéfices sont à inventer (compétences technico-juridiques, brevets etc.) ;
- En termes de protection des savoirs et savoir-faire cruciaux : comment protéger les éléments clairement différenciants, les best practices qui font l’avance du client ? [par exemple une entreprise qui travaille à la fois pour Airbus et pour Boeing a nécessairement de l’expérience dans ce domaine] ;
- On retrouve (à la puissance x) la question de la formalisation des savoirs et savoir-faire : en constituant les équipes/ structures/ process «paritaires» client-fournisseur, est-on capable de faire un véritable état des lieux de ce que chacun apporte, un point zéro des éléments de PI au moment où l’on démarre ? Pour pouvoir ensuite évaluer clairement les « acquêts » de la coopération ?
Déjeuné avec mon ami Laurent, qui manage une équipe de programmeurs créatifs; il propose la notion de "management Haribo" : dans les "incentives" qui marchent bien, il y a le bocal régulièrement approvisionné en bonbons divers et variés…
Différents chantiers récents remettent au centre des nos réflexions la question du management transverse dans les organisations; la question est, au départ, double : le management veut des gens capables de manager des processus tranverses et des projets; les intéressés font plutôt –disent-ils massivement– l’expérience de l’impuissance dans ce rôle : "on dépend des autres mais on n’a rien à leur donner" "on ne peut pas leur donner des ordres" "on ne peut pas passer son temps à escalader"…
On sait que le collectif n’existe qu’à la condition de respecter des conditions précises (et bien connues depuis belle lurette) : avoir une perception commune des buts et des finalités (vision), créer un système de relations sûres et confiantes, travailler ensemble avec des méthodes partagées, et partager une information fiable sur les indicateurs de progression et la mesure des écarts à l’objectif.
Ces quatre composantes (vision, régulation, convergence et synchronisation) donnent les ingrédients de base d’une stratégie de démarrage, puis de pilotage de l’activité. En particulier, en face d’une situation problématique, on peut diagnostiquer la source du problème et en déduire le domaine des actions correctives à envisager.
La question est bien –face à l’expression des difficultés– celle du management : "optimiser l’utilisation des moyens en fonction des buts à atteindre"; dans le cas d’une activité transverse (donc par nature multidimensionnelle, et à cheval sur plusieurs univers de référence, plusieurs domaines d’activité et d’appartenance), la question est bien celle des buts (transverses) et celle des moyens (transverses).
Dans les organisations actuelles, on observe de façon récurrente :
On observe donc, dans un système englobant de plus en plus uniforme (globalisation, terrain de jeu et de concurrence worldwide + entreprise étendue : relations de plus en plus intriquées et intimes avec les fournisseurs/ sous-traitants…), des enchaînements eux-même de plus en plus communs à toutes les organisations (celles qui sont appelées à continuer, en tout cas), et les quatre comportements-clés suivants :
Notons enfin que dans un certain nombre de cas, une application incomplète du système sera palliée par les efforts des acteurs intéressés –mais avec une efficacité bien moindre, et à un coût humain souvent disproportionné.
Dans ce type de situation (que nous rencontrons fréquemment depuis quelques temps chez certains de nos clients) l’approche en quatre quadrants que nous évoquions en commençant nous a fréquemment permis d’impliquer le/ les groupes concernés dans une démarche de diagnostic puis de résolution de problèmes pragmatique et positive:
Des distinctions intéressantes chez Library Clips :
Thus KM [is] about best practices, rather than supporting knowledge generators.
In this black and white view KM supports strategy (and for any social content to be aligned to strategy), rather than the needs of employees…then you wonder why no-one is motivated to share anything.
[…] the new camp being about support, sense-making (also innovation and learning). This is the place where sharing happens due to enabling intrinsic motivation, and a focus on social capital…basically a distributed way for people to source help and connect with others…making the workers life more empowering, less frustrated…and more engaging.
"today’s managers [push] "best practices" to the exclusion of other KM activities."
Ce qui explique le peu de succès d’un grand nombre de tentatives de KM dont on entend parler ici ou là… (à suivre).
On va remplacer progressivement des actions de formation (au sens classique du terme) par des actions de développement des équipes…qu’on se le dise! (à suivre)
Passionnant topo d’Ed Catmull, patron de Pixar sur l’art et la manière de manager la créativité/ les créatifs; l’intervieweur (interview vidéo par un journaliste de ‘The Economist’) le coupe parfois alors que j’aurais bien entendu la suite mais bon. Toute l’interview vaut la peine.
Quelques extraits en verbatim au dessous de l’écran, c’est sympa de la part du journaliste et les extraits choisis sont très pertinents.
Qu’est-ce qui me frappe ? Venant d’un type qui manage une des entreprises les plus "successful" dans le domaine du cinéma d’animation (et c’est ma compréhension, pas un verbatim de ce qu’il dit) :
On pourrait commencer n’importe quelle réflexion sur le management d’une organisation par la question : "Qu’est-ce que vous croyez qu’on attend de vous?"
La question du Knowledge Lifecycle Management (KLM) se pose sur deux dimensions simultanées, qui se croisent de multiples façons :
On entend beaucoup de bruit autour de l’émission de ce soir sur France 2 "le jeu de la mort" — si vous avez séjourné ces derniers 15 jours dans un trou du continuum espace-temps et que vous ne savez pas de quoi il s’agit, voir ici et ici :-)) et là si vous voulez– et un rappel (salutaire?) des travaux de Stanley Milgram dans les années 60 ("Obedience to authority")… mais mais mais…
Désolé pour l’aspect filandreux de ces réflexions, mais tout me met mal à l’aise dans cette affaire : le principe même de l’émission, le battage autour, l’attitude du très dispensable Hondelatte…
Je crains clairement que tout ceci ne propage encore plus des idées néfastes et des stéréotypes dangereux. La suite nous dira si c’est le cas.
[au fait: pourquoi ces réflexions dans ce blog plutôt consacré à l’entreprise? Hm… je vois un lien : la question de l’obéissance à l’autorité est un des fronts du changement dans les entreprises depuis 30 ans; on n’est pas dans "le jeu de la mort" évidemment.
Quid de la disparition de l’autorité comme une possibilité? Quid du harcèlement moral, de la destruction (méthodique?) du lien social, quid des suicides… les choses s’aggravent, je crois bien].
Je fais partie des gens qui ont étudié depuis longtemps le TPS et ses leçons; et qui ont aidé un certain nombre d’entreprises à mettre en place un management qui s’en inspire… les dernières nouvelles sont à la fois un rappel sévère à certaines réalités, et une surprise très relative.
C’est ici, un post de Gary Hamel, intéressant (via Bertrand Duperrin, comme souvent) : résultats d’une grosse enquête par Towers-Perrin.
[…]data that suggest most managers are more likely to douse the flames of employee enthusiasm than fan them, and are more likely to frustrate extraordinary accomplishment than to foster it?[…]
[…]in the third quarter of 2009, Apple’s iPhone division delivered $1.6 billion in profits, while Nokia earned just $1.1 billion. What make’s these figures eye-popping is that Nokia’s global handset market share hovers around 35% while Apple’s is less than 3%[…]
[…][the difference is]a company’s ability to unleash the initiative, imagination and passion of employees at all levels—and this can only happen if all those folks are connected heart and soul with their work, their company and its mission.[…]
[…]– Problem is, you can’t command people to be enthusiastic, creative and passionate.
– These critical ingredients for success in the creative economy are gifts that people will bring to work each day only if they’re truly engaged. (Eric Raymond made this point way back in 2001 when he argued that in the new economy, “enjoyment predicts productivity.”)
Today, no leader can afford to be indifferent to the challenge of engaging employees in the work of creating the future. Engagement may have been optional in the past, but it’s pretty much the whole game today.[…]
[…]three things that are critical to engagement: first, the scope employees have to learn and advance—are there opportunities for them to grow; second, the company’s reputation and its commitment to making a difference in the world—is this a company that deserves the best efforts of its people; and third, the behaviors and values of the organization’s leaders—are they people employees respect and want to follow?
These are all management issues. It is managers who empower individuals and create space for them to excel—or not. It is managers who help to articulate a compelling and socially relevant vision and then passionately pursue it—or not. It is managers who demonstrate praiseworthy values—or not. And more often than not, they don’t. Here, again, the survey data is disturbing.[…]
La possibilité d’apprendre et de grandir (de "se dépasser", salut Maslow!); l’engagement de l’entreprise à quelque chose de significatif (quelque chose qui a du sens) et l’exemple donné par le management… Si ça vous rappelle quelque chose, ce n’est pas un hasard.
C’est ici; on s’en doutait un peu mais c’est bien de le lire écrit noir sur blanc…
Réflexions intéressantes dans un blog que je ne connaissais pas, sur le thème "self-organization" : la remarque première est que (bien sûr) on n’a pas besoin d’organiser les gens pour qu’ils "s’auto-organisent" :-) –on est toujours déjà en train de s’auto-organiser, y compris (et peut-être plus?) dans les systèmes hiérarchiques très contraints : organisation informelle des salariés qui doivent ajuster leurs comportements concrets à une organisation "rigide" pour produire –quand même– des résultats (cf. toute la réflexion socio-technique –toute cette crise remet à l’ordre du jour les conclusions de la socio-technique, qu’on se le dise!).
L’auteur note :
The big insights of self-organisation are 1) the recognition that managers have a lot less control than the dominant managerial literature would have you believe, and 2) that managers themselves are also part of this self-organising dynamic of local interaction.
This means that as a manager you can only influence your organisation from within your own local interaction with others. So you must pay attention to your own interaction, observe what results and adjust as you go along.
[Ça fait plaisir, ce sont le hypothèses de base de toutes nos actions de formation et de coaching en entreprise!]
On est au coeur du sujet : la "crise" actuelle est précisément sortie de l’addition de comportements "self-organized", mais pas assez; "self-organized", mais pas coordonnés; à un moment donné, la complexité des systèmes dans lesquels nous opérons est telle qu’aucun acteur à lui tout seul ne peut anticiper les conséquences lointaines de ses actes (cf Enron et les subprimes), mais nous n’avons pas –dans ces systèmes– de mécanismes de convergence et de régulation qui permettraient aux avis autorisés (experts d’autres disciplines) de s’exprimer… J’ai rapporté ici comment on savait que le danger des subprimes était indentifié depuis les années 90!
Sur le mode managérial, on est aussi au coeur des enjeux des entreprises au présent : comment faire pour que le middle management –quand il existe encore– développe et stimule dans les équipes les comportement de synchronisation+ convergence + régulation, de prise de parole, etc; qui font que les gens dont le point de vue est utile sont entendus…
Post passionnant dans un blog que je découvre; l’auteur (Tim Powell) rend compte du bouquin de Rebecca Wohlstetter, Pearl Harbor: Warning and Decision . Wohlstetter examine la question suivante : comment se fait-il que nous ignorions (ou interprétions mal) des signaux comparativement clairs de ce qui va se passer. Elle cite l’exemple de l’attaque sur Pearl Harbor; Powell ceux de la crise des subprimes, des attentats du 11SEP etc…
Il revient alors sur la notion –centrale– du rapport signal-bruit.
Powell pose alors une question fascinante :
There are signals “out there” today, right now, that six months from now each of us will regret not having attended to and acted upon. Do you know what these are? Do you know how to find and monitor them?
Et que répondre?
[Et Max Frisch disait à peu près "Ce qui nous a manqué sur le chemin, ce ne sont pas les signes, mais le courage de les voir"… ET –encore ailleurs– "Quand on a plus peur du changement que du malheur, comment éviter le malheur ?"].
Par Tim Ferriss (auteur de "the 4 hour workweek") un post iconoclaste et réjouissant…Je ne traduis pas le titre :-)
Un article passionnant et alarmiste (?) de Robert F. Kennedy Jr (Via l’excellent ContreInfo, une source à suivre): la Chine a investi, investit massivement dans les technologies "vertes" et prend le lead sur l’éolien, le solaire, etc. alors que les lobbies US des industries émettrices de CO2 (pétrole, charbon, etc.) font capoter tout projet de passer à un monde "sans carbone"…
"Big Oil et King Coal […] combat[ent] chaque effort en vue d’accélérer la transition de l’Amérique vers une économie de marché dé-carbonée."
"La Chine nous rendra bientôt aussi dépendants de sa technologie verte durant ce siècle que nous l’avons été du pétrole saoudien au siècle précédent."
"Les Chinois s’engagent dans cette concurrence dans les technologies de l’énergie comme s’il s’agissait d’une course aux armements. La Chine investit autant ou plus dans les technologies vertes qu’elle ne le fait pour son armée, dépensant des centaines de milliards de dollars chaque année dans les énergies renouvelables et dans l’amélioration des infrastructures des réseaux de distribution."
De quoi se faire du souci?
Après quelques semaines d’utilisation régulière, je commence à avoir une petite liste de choses qui me paraîtraient utiles, et qui ne sont pas –autant que je sache– disponibles sur Wave:
Bon, j’en aurai sans doute d’autres.
Je m’aperçois que certaines de ces idées sont restrictives par rapport à l’univers supposé par Wave : ouvert, coopératif, collaboratif… Je réfléchis plus avant.
Petit échange commençant (sur une wave privée) entre François "Sans Filtre" et Hervé Kabla à propos du post de ce dernier concernant Wave; je résume:
Quelques réflexions pour poursuivre la réflexion :
Sur le niveau de satisfaction "the jury is still out" :-) visiblement…
Sur les avantages par rapport au mail, leur argumentaire est assez complet (il reste à le démontrer) :
(à suivre)a) Pouvoir faire *du multipoint natif, **sur un document unique, ***en pouvant compléter/ modifier ce qui existe (pas possible dans le mail)
b) Pouvoir combiner un auditoire général avec des sous-conversations privées (private reply)
c) Travailler à plusieurs sur un même document.
donc wave = mail + IM + wiki?
Ils insistent beaucoup sur des trucs dont je n’ai pas -je crois- l’usage (mais mes gamins vont adorer) : drag & drop depuis Picasa et Youtube, liens avec Twitter etc…
La connexion avec Gmap est plutôt bien… tout le monde n’a pas encore de GPS!
Des nouveaux gadgets risquent de m’intéresser : Ribbit =conf call à l’intérieur d’un blip, donc possibilité d’avoir un conf call et une wave à l’écran pour échanger, écrire, consolider, formaliser, capitaliser… je me vois bien coacher quelqu’un online avec ça (sachant que je coache déjà au téléphone, dans des conditions précises)
J’ai "découvert" un truc par hasard (comme souvent): en faisant un copier-coller d’un blip dans lequel il y avait des blips de niveau inférieur, on ne copie que le blip de niveau 1: donc le texte "principal" et pas les commentaires.(on écrit un truc ensemble, on commente dans le texte avec des blips de niveau 2; quand on est content, on fait "copier dans une nouvelle wave" et on a un texte propre auquel on peut convier d’autres gens…mais il n’y a pas -encore- de truc pour verrouiller un document?)
Je ne sais pas ce que j’ai fait pour ça, mais après avoir fait un peu de mise en page sur mon avant dernier post, toute la fin et tout ce qui précède se retrouve en rouge???
Je repense à une curieuse expérience que j’ai eue dans un séminaire que j’animais il y a 2 ans. Ce séminaire est sur l’efficacité du travail d’équipe. Il se déroule chez un de mes clients aux États Unis, il réunit une équipe réelle de travail qui démarre un projet ambitieux. À ce moment du séminaire, je propose un exercice que j’ai animé de nombreuses fois, en français et en anglais, dans différents pays (EMEA, AP, Amérique du Nord). Cet exercice demande que le groupe se sépare en sous groupes (3 dans le cas précis) ; les sous-groupes doivent s’organiser indépendamment, pour réussir une tâche commune interne au sous-groupe (reproduire un objectif, avec des contraintes qui les amènent à s’organiser et coopérer) –aucune concurrence n’est impliquée entre eux. Ce qui s’est passé cette fois-ci, c’est que les 3 sous-groupes se sont organisé entre eux (détournant les règles d’une certaine façon) pour produire les résultats, sans passer du tout par les phases du jeu, ni interagir entre eux dans chaque sous groupe ; ils en sont arrivés à mettre en œuvre une division du travail et une exécution purement tayloriennes. Sans autre plaisir que –peut-être—détourner les règles. Le débriefing a été un peu étrange ; j’avais une forte impression d’incompréhension. Alors que le jeu proposait une activité ‘fun’ en sous-groupes, le groupe réagissait comme à l’usine. Peut-être que leur réaction traduisait leur impatience de ‘se mettre au boulot’. Mais dans mon expérience, les (rares) groupes qui avaient eu ce type de réaction dans le passé avaient soit un ou des juriste en leur sein ;-), soit une forte tendance rebelle, c’est à dire qu’ils faisaient ça en défi par rapport à l’animateur. Donc la discussion s’instaure autour de «qu’est-ce qui s’est passé ?» ; et tout à coup, des commentaires apparaissent, comme «Dans le dernier séminaire, que j’ai fait, ils insistaient sur ‘réinterpréter les règles’ donc j’ai cherché comment les détourner», «Dans un autre séminaire, ils avaient insisté sur le fait qu’il n’y a avait pas de concurrence, mais à la fin on s’est aperçu qu’il y en avait une (c’est à dire qu’il y avait eu tromperie)». Et donc nous y (re)voila –remettre le passé dans le passé—construire le futur. Construire des possibilités. Au lieu de venir d’un passé qui nous restreint à ne croire possible que ce que nous avons déjà vécu—venir d’un futur où les choses sont possibles même si nous n’en avons pas l’expérience, même si nous nous ne savons pas si elles sont possibles ? Pourquoi était-ce si curieux ? Parce qu’à un moment donné, j’ai ressenti que c’était moi qui venait du passé (des groupes qui avaient fait ça en rébellion) et que eux venaient du futur –où ils auraient à ré-inventer et modifier les règles ; et à se méfier des messages à double contrainte en provenance de leur organisation. [Chiasme : croisement de termes, comme dans « il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger » –peut-être aussi « je croyais être ici et eux là ; en fait j’étais là et eux ici »]
Je lis ici ou là des avis négatifs sur GWave, et mon expérience est différente… Voyons:
Hervé pose naturellement de bonnes questions; et les réponses techniques ne suffiront pas; quelques réflexions :
Ma conclusion actuelle:
Une visualisation très confuse/ ambigüe
Bonne idée de départ: on entend parler de millions de dollars, de milliards d’euros… on ne sait plus à quelle échelle on est et c’est confusant; mais, tout ramener à ces sommes c’est tout mettre sur le même plan et induire une idée du type "yaka dépenser plus" ; totalement déconnecté du réel, pex l’état des ressources minérales mondiales par rapport aux besoins… Dommage
Une vidéo de Dan Pink (Conférence TED) remet les pendules à l’heure : nous avons essentiellement des idées fausses, et même contre-productives…
Les mots-clés sont "autonomy- mastery- purpose".
En 12 minutes, un topo concis, précis, convaincant…
J’utilise Google Wave depuis quelques jours, et ça me va bien, jusque là.
J’ai commencé à faire quelques expériences de travail coopératif à distance et ça marche bien!
(à suivre)
Observation à un coaché en séance, qui me dit "Ça va être difficile" –"super! ça veut dire que c’est un bon objectif! Ce qui est facile, vous savez faire, on le note, on s’en félicite et on on passe à la suite!" :-)
Vous avez peut-être vu l’interview du DRH d’Orange/ France Télécom dans le Nouvel Obs de mercredi (23SEP09)…
Le ton des réponses est pour moi indicatif de travers qu’on pointe dans ces lignes (et dans les séminaires que j’anime) : l’opérationnel prime tout, l’humain est une variable d’ajustement.
Après les annonces de suicides dans l’entreprise, la communication de la direction est malheureuse: "On fait parler les morts" dit le PDG. C’est de mauvais goût; il ne s’en rend pas compte?
Mais ce qui m’a tiré l’oeil c’est une phrase du DRH dans l’interview citée : "Certains ont du mal à passer du 22 à Asnières à la Livebox".
Le mépris et l’injustice cynique dans ce peu de mots!.
Le "22 à Asnières" (Sketch antique de Fernand Raynaud qui brocardait la modernité de l’époque) sert ici de stigmate infâmant à plusieurs choses : les "vieux" télécoms ("Poste Télégraphe Téléphone""), le filaire ringard, la culture "fonctionnaire" passéiste, etc. Plus la bonne vieille "résistance au changement"…
La "Livebox" sert d’étendard à la modernité : jargon anglicisant, modernité du Net, culture productiviste et commerciale.
Des gens sont morts, en lien avec (et peut-être de) leur travail…
Des gens qui ont progressé, se sont adaptés de façon remarquable depuis 20 ans et plus…
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Deux contributions au débat, une politique (qui rejoint des thèmes souvent exposés ici) et une syndicale, plus militante. Des réflexions, pour changer de l’exercice précédent.
Un post intéressant (comme souvent) chez Bertrand Duperrin.
J’acquiesce, et…
Ayant récemment aidé plusieurs experts pointus à formaliser leur expertise pour eux-mêmes ou pour d’autres (PKM/ KM), je suis frappé d’une chose : il n’y a –bien souvent– pas pire expert de sa propre expertise qu’un expert :-))) (et je me suis fait coacher gentiment par l’une d’entre eux sur la question de ma –faible– conscience de certaines de mes expertises…on n’est pas plus serviable ;-) ).
C’est à chaque fois à la fois drôle et sidérant de voir à quel point l’expert est peu conscient
Après analyse, je relie ça à un biais dans l’attention : l’expert prête attention à l’univers de son expertise (p.ex. il est hyper-conscient de ses "lacunes" et des limites de ses compétences) et moins à l’univers des problèmes pertinents pour ses interlocuteurs –parmi lesquels on trouve : le problème "expert" à résoudre, mais aussi le besoin de comprendre, de présenter les choix de solutions à des profanes, etc.
Donc, pour revenir à la question de Bertand Duperrin : "personal branding" OK, mais pas par l’expert tout seul!
Un partenaire (coach ou autre) permettra de faire trois choses essentielles :
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Pensées adventices :-) : [UPDATES]
Ce qui est frustrant pour moi –entre autres– dans ces discussions, c’est qu’on tourne en rond autour de concepts et de distinctions qui ne sont pas (encore?) clairement formulées et articulées; par exemple :
[Je republie ici, avec peu de modifs, un billet écrit en JUN07, vu l’actualité]
Depuis quelques mois, la presse cite beaucoup de cas de suicides en relation avec le monde ou même le lieu du travail (Renault, EdF, PSA, maintenant Orange/ France Télécom ).
Les derniers cas suscitent les habituels commentaires :
Une catégorie de réactions me frappe dans toutes celles-ci : les pistes –très fréquemment évoquées—de ‘suivi médical’ de ‘prévention psychologique’ etc.
Il y a là un cadrage implicite des causes du phénomène : en gros autour de fragilités personnelles, individuelles, qui suffiraient à expliquer le geste, et qu’il suffirait de traiter pour prévenir d’autres occurrences…
Je suis en désaccord avec cette « pente » d’explication. Elle me paraît myope, dangereuse, inefficace. Les causes ne sont pas essentiellement individuelles, mais plutôt collectives (société et organisation).
Reprenons :
Ce réflexe de « médicaliser » fonctionne comme un déni : la question n’est pas de médicaliser le monde du travail, mais de socialiser ou de re-socialiser ; re-créer du lien, de la solidarité… de la chaleur et des perspectives.
Quelqu’un qui n’a pas d’avenir n’a pas de vie…
Toutes nos technologies « 2.0 » portent en elles tous les possibles :
Bertrand Duperrin évoquait la question du « salarié 2.0 »…bonne question.
Le « salarié 2.0 » devra –plus que jamais—
L’entreprise 2.0 doit instaurer des logiques globales, sensées, compréhensibles, coopératives…on rêve ?
Intéressante remarque chez Library Clips (décidément une bonne ressource) :
Think about it, a couple of us are interested in a topic or have a task to do…we create a group space in under a minute, and start participating.
The minute people need permissions, is a minute too long; they don’t bother and will use email. And if the design is not user-centric, they may eventually give up leaving a ghost town for email.
A rapprocher des remarques sur "faire adhérer" ou "how to drive adoption"…
C’est ici, est c’est Anil Dash qui le dit : Google Wave est trop compliqué pour réussir (je résume…).
Trois séries d’arguments:
[ET de toutes façons, je veux ce truc dès qu’il est disponible!].
En lisant une Nième matrice de comparaison Management 1.0 v. Management 2.0, une pensée me traverse:
C’est bien la fin du Need to Know; on est dans le "Need to Let Know".
La question, l’urgence présente face à tout ce qui nous passe sous les yeux, c’est "A qui ça peut servir? A qui dois-je faire savoir? A qui ça pourrait manquer si je ne le fais pas savoir?".
Un de mes clients me dit: "Dans notre process de Root Cause Analysis (en cas d’incident), nous avons ajouté une question systématique : "Qui n’a pas été prévenu? Avec qui n’a-t-on pas communiqué? A qui aurait-on dû parler?" A chaque fois on découvre des choses et on améliore nos manières de faire".
Un autre client disait "Je suis autant intéressé à la réussite de mes partenaires qu’eux-mêmes; je fais tout ce que je peux pour aider mes sous-traitants".
L’ardente obligation de faire savoir…
Je m’aperçois en re-triturant mon tableau synoptique autour du KM qu’il faut distinguer deux choses :
Via Creative generalist (comme souvent) un document original et passionnant : les politiques RH de la société Netflix, racontées sans fard ni langue de bois, avec un système d’hypothèses clairement articulées… c’est très très séduisant, et bien des "principes" énoncés sont valides même dans un autre écosystème (j’adore les slides sur les congés :-) 63-68: je cite : "Netflix Vacation Policy and Tracking : there is no Vacation Policy or Tracking" c’est sérieusement argumenté) –AMHA vous pouvez aller vite sur les premiers slides, voyez 38-55 et la suite… presque tout serait à citer!
Ils arrivent en 128 slides –c’est sec comme un coup de trique– à énoncer :
En avançant dans mes réflexions sur la transmission du savoir pour un client, j’en arrive à proposer le concept de Knowledge Lifecycle Management (KLM):
A partir de cette simple idée, il m’est venu tout un modèle en 5 étapes de maturité et 4 angles d’approches, qui permettent effectivement de passer du stockage au flux de connaissances (par exemple dans la cas de l’expert qui part), en mettant en action les moyens nécessaires (supports, concepts, connexions et groupes…); passionnant, encore un peu compliqué.
Tout l’intérêt, c’est de permettre de mettre en perspective une action ponctuelle (d’urgence?) dans une cohérence globale, dans une vision stratégique (pilotée au bon niveau) et dans une politique à moyen terme…
J’en extrait la fine fleur pour une proposition à un client… (à suivre).
Nouvel outil impressionnant, trouvé via DownLoadSquad via Teleread : MetaGlossary; la réponse à la requête n’est pas une simple définition (comme dans un dictionnaire) ni un article (comme dans une encyclopédie) mais un ensemble de termes (champ sémantique) et des adresses de sites pertinents (voir l’exemple ici avec la requête "knowledge management")… Ça paraît prometteur! Existe aussi sous forme de plugin dans FireFox.
Un article visiblement sérieux, via un site lui-même sérieux, sur une sujet tout à fait intéressant :
Les nouveaux médias , un plus pour la mémorisation ?
Le visuel de l’article est en soi un plaidoyer parfait… contre lui-même : on a 143 lignes [près de 11000 signes] en corps 9 ou 10, pratiquement sans paragraphes… C’est l’équivalent visuel d’une page du "Monde" de 1959.
A l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai pas encore eu le courage de le lire… L’auteur pointe "Un danger [du multimédia] : disperser son attention"… j’en vois un autre : ne pas capter l’attention, du tout…
Avez-vous vu la démo Google Wave? C’est long (80 mn) mais ça vaut le coup. On progresse à grands pas vers la vraie collaboration en ligne… J’ai hâte d’avoir ça!
Une petite anthologie d’articles en faveur du telecommuting, via Library Clips, comme souvent –rien qu’en économies d’essence et de CO2 ça vaut le coup! (mais attention, on revient aux équipes localisées : voir article dans HB.org)
Trouvé via Korben, visiblement bonne adresse très geeky, le nouveau moteur de recherche Yauba…
Un long post très instructif (encore) sur le multitasking…
Post intéressant chez Euan Semple; pas tant –vu de moi– pour ses conclusions (un peu convenues) sur les coûts de la "pomposity", que sur la proposition de départ : quelqu’un qui vous répond sur un ton sentencieux, suffisant, et sur un thème auquel il (elle) n’a éventuellement rien compris, simplement du haut de sa position sociale-hiérarchique, etc…
Chez Chris Argyris, ça s’appelle "donner tort" ("for me to be right you have to be wrong"), et ça réactive bien tous les contentieux, les interactions incomplètes, les envies d’avoir raison chez la personne à qui on s’adresse :-)
J’aime bien l’exemple de Twitter "Ce truc qui sert à dire au monde entier ce qu’on a pris pour son petit déjeuner…" –l’individu qui commet ce genre d’affirmation ne sait pas qu’il (elle) est victime d’une réaction "polaire" ("si c’est pas blanc c’est noir")… et démontre une réelle incompétence –pas seulement sur les usages sociaux possibles des outils de communication informatiques, mais aussi sur le fonctionnement de son propre intellect; et c’est plus ennuyeux.
Nos organisations dans la période actuelle ont avant tout besoin d’une communication rapide, authentique, puissante; d’échanger des informations complètes, précises, confiantes; de prendre des décisions difficiles, risquées, à partir de ces échanges… tout ce qui se met en travers de ces processus d’interaction est un problème.
On parlait il y a quelques années (20 ans déjà!) du "zéro mépris"…
Quelques idées "simples" sur un sujet essentiel; ce qui m’intéresse aussi (en plus des trucs et astuces pratiques et utilisables) c’est le mindset, le modèle mental implicite : il ne s’agit pas de "corriger" quelque chose qui ne va pas; simplement : les causes ont des conséquences :-)
Quatre intéressantes idées chez Rosabeth Moss Kanter (vous vous souvenez?), sur le thème : "survivre à la crise"; j’en pique une
Concentrate on helping your users, clients, or customers succeed. Always good advice, but now we have to really mean it. Obviously, companies dependent on their revenue-paying customers cannot afford to stand by while those customers decline. Sometimes that involves giving them extras for nothing.
Leaders of a large consulting firm have told their staff that they should worry more about their clients than about themselves, thinking up ways their clients can survive, even if every microsecond isn’t billable.
On y travaille…
Plusieurs cas/ demandes récentes de clients existants qui présentent un "format" identique: des départs d’experts stratégiques pour l’entreprise, départs parfois très rapides, et qui posent une série de problèmes importants.
Les gens concernés sont
Les individus concernés présentent fréquemment des facteurs « qualitatifs » qui les font sortir du lot: des relations pertinentes et utiles dans l’entreprise (ancienneté), une connaissance intime de l’entreprise (connaissance de l’histoire) et de ses technologies…
Il s’agit à chaque fois de "pros" surchargés, parce que:
De façon plus globale, on observe en ce moment une "vague démographique" (qui agrège plusieurs facteurs)
Ces cas sont fréquents et décrits dans des termes identiques par plusieurs entreprises avec lesquelles je travaille…
Ces situations évoquent bien des choses –en particulier en matière de Knowledge Management (KM), mais aussi de propriété intellectuelle et industrielle, et appellent des propositions de solutions plus satisfaisantes pour l’ensemble des acteurs concernés…
J’y reviens dans les billets prochains (promis :-) )
Un chimiste, un physicien et un mathématicien sont maufragés sur une île déserte. Ils n’ont qu’une boîte de raviolis –fermée– pour toute nourriture. Chacun s’essaye à une méthode pour l’ouvrir avec les moyens du bord.
Le chimiste imagine une méthode pour acidifier l’eau de mer, qui attaquera ainsi le métal de la boîte (et il pense à tamponner la solution au moment idoine avec du lait de coco– qui comme chacun sait est basique).
Le physicien conçoit une installation à base de leviers, de cailloux pointus, avec une branche d’arbre comme ressort, et qui doit infailliblement percer la boîte sans disperser son contenu…
Le mathématicien réfléchit longuement et énonce "Supposons un ouvre-boîte…"
Intéressante notation dans un blog que je découvre :
The point made in this great article is that greed created a system in which
"we see that just about everyone accepted a reckless system that rewards transactions but rejects responsibility for the consequences of those transactions."
True, but I also think that putting the blame on Wall Street is too easy. I think that the main problem in this financial crisis is that information systems and mathematical models used in the finance industry have become so sophisticated that eventually nobody really understands how they work.
C’est un aspect fascinant (et négligé) de cette crise, qui m’avait déjà frappé dans le cas de l’affaire ENRON (voir ce papier passionnant) : en réalité, toutes les informations étaient disponibles (y compris pour les subprimes), mais tellement compliquées que les gens à même de les comprendre étaient a) fort peu nombreux et b) pas forcément écoutés ni entendus…
Dans le dernier bouquin de Clay Shirky , "Here Comes Everybody" (pas encore lu), ceci (cité par Martin Lessard) :
In the open source world, trying something is often cheaper than making a formal decision about whether to try it.
What makes such collaborative efforts work is copyright law, where some form of license is created that allows people to come together and share their work freely, without fear of having that work taken away from them later.
[en tirer toutes les conséquences…par exemple côté KM?]
Pensée en entretien :
"Dans un archipel, qui contrôle la mer a le pouvoir…"
Des exemples –nombreux– en entreprise… et en temps de crise?
Dans Library Clips (d’une lecture souvent très utile) je trouve cette idée stimulante:
[…] knowledge flow and creation is more close to the aims of KM rather than a storage approach.
Je crois que ça mérite approfondissement…
Pensée fugace en séminaire avec des managers "transverses" (chefs de projet); leur demande sempiternelle c’est "dites-nous comment on fait adhérer les gens!" :-)
Et ma réaction c’est "L’adhésion, ça n’est pas quelque chose qu’on fait aux gens!"
Intéressant commentaire de mon ami Jean-Jacques sur un post déjà ancien… Il pointe une dimension négligée dans la plupart des problématiques de KM à l’heure actuell : comment intéresser les… pas-forcément-très-intéressés à consacrer du temps à un truc pas facile, potentiellement cher, et qui ne va pas rapporter bien gros ? ;-)
Dans un rendez-vous ce matin avec un prospect, il me vient une image : comment montrer aux experts dont on veut formaliser l’expertise qu’ils sont en train de contribuer à la construction de la Grande Pyramide ?
Hm.
Je retrouve dans un post ancien une référence qui redevient d’actualité.
Il s’agit d’un article sur la coopération dans les société animales (insectes, etc.). Tout l’article est intéressant, les explications des avantages de chaque comportement sont très éclairantes.
J’en extrais le résumé final, qui me paraît frappant :
You can immediately start to create a basic bioteam technology environment for your virtual teams by using the three action rules
Rule 1 - Send out timely information (donc : prenez l’initiative)
- Communicate Information not Orders
- Use 1-way messages (Twitter, blogging, anyone?)
- Develop member autonomy and self-management
Rule 2 - Everyone must broadcast (c’est une nécessité, une obligation)
- Enable "every member broadcasting" to and from any device
- Define Teams "Vital Signs"
- Establish Team Etiquette and "Bio Behaviors"
Rule 3 - Act don’t Ask (Permission Granted) (do & report)
- Permit but log and track actions (un wiki, un blog)
- Challenge "Permission Structures" (j’adore ça : le "need to know", OUBLIEZ!)
- Regular team review sessions (il faut se rencontrer, interagir, échanger)
You can start to achieve the overarching bioteam principle "Treat all members as leaders"; if you adopt these three action rules. As direct result you will significantly increase the productivity, effectiveness and member satisfaction of your organisational teams - in most cases without having to acquire any new technology whatsoever.
Est-ce qu’on n’aurait pas là de bonnes bases pour un "management de crise" ?
Evidemment, les insectes ont un grand avantage sur le humains : ils n’ont pas d’ego!
Je reprends un gros article sur Enron (sur Enron) de JAN2007 et je trouve ceci :
In late July of 2000, Jonathan Weil, a reporter at the Dallas bureau of the Wall Street Journal, got a call from someone he knew in the investment-management business. His caller had a suggestion. "He said, ‘You really ought to check out Enron and Dynegy and see where their earnings come from,’ " Weil recalled. "So I did."[…]
"It took me a while to figure out everything I needed to," Weil said. "It probably took a good month or so. There was a lot of noise in the financial statements, and to zero in on this particular issue you needed to cut through a lot of that."
Weil spoke to Thomas Linsmeier, then an accounting professor at Michigan State, and they talked about how some finance companies in the nineteen-nineties had used mark-to-market accounting on subprime loans—that is, loans made to higher credit-risk consumers—and when the economy declined and consumers defaulted or paid off their loans more quickly than expected, the lenders suddenly realized that their estimates of how much money they were going to make were far too generous.
On est en juillet 2000, et on parle de choses que l’on sait depuis les années 90!
Quelques pensées qui me trottent dans la tête depuis un moment; partiellement reliées aux questions de l’heure ("la crise" et tout ça), partiellement autour des sujets "organisation 2.0", "management 2.0" etc. Je n’ai pas les idées claires; le mieux c’est de raconter…
Repartons des "postulats" de base :
Bon.
Dans une organisation classique (Disons : de Napoléon à Taylor), le management est dit "command & control".
Ce management suppose un contexte suffisamment stable pour que la production (des résultats) puisse attendre la conception (des produits et/ou de la production).
Dans ces organisations (type structure divisionnalisée chère à Alfred P. Sloane –ô mânes de General Motors!) le management a une fonction centrale de remontée des informations, analyse, synthèse et input dans les décisions stratégiques.
Depuis quelques semaines ou quelques mois (soyons charitables), le contexte est suffisamment instable pour que les structures classiques (même très bonnes) soient complètement dépassées :
Le mode de management devient du type "do & report", se rapproche de l’hyper-temps-réel des militaires (voir la guerre du Golfe)… définition des missions critiques et des domaines de validité des critères de réussite + autonomie des expertises + échanges multilatéraux engagés…
Bon.
Quid de l’organisation 2.0 et du management y afférent ? Et FaceBook + Twitter ? Connaissez-vous BlueKiwi ? Avez-vous vu Yammer ? Comment faire repartir "la machine" ?
Des idées ?
Dans un blog très varié, riche et inégal, ces pensées sur la procrastination ("tendance à remettre à plus tard"); ça démarre classique (comment vaincre la –) et ça finit un peu surprenant… Intéressant.
Dans le bouquin de Neal Stephenson (je découvre et je savoure) –entre autres bijoux– ceci:
[…] it should make Randy’s life a little more interesting. Not that it is devoid of interest now, but it is easier to introduce new complications than to resolve the old ones.(c’est moi qui souligne)
D’actualité?
Il y a aujourd’hui 3 ans que j’ai posté mon premier billet sur ce blog…
Un de mes lecteurs [qui se reconnaîtra ;-) ] me dit :
Toujours aussi déroutant, [… ] ton style. Ca passe bien sur ton blog [… ]
J’ai été surpris; des commentaires ?
Face à "la crise" qui se précise de plus en plus, j’ai une seule question à poser (à moi et à tous mes clients, et aux autres actuers de l’économie-monde) :
Comment pouvez-vous contribuer à faire repartir la machine?
Une différente machine, une différente économie, un différent monde, repartir dans un sens différent, OK-OK; mais qu’est-ce qu’on fait?
Je retrouve ce post du jour où j’ai acheté un Medion Akoya et je confirme l’ensemble:
Idées intéressantes à l’occasion de la critique d’un bouquin, [The Change Function: Why Some Technologies Take Off and Others Crash and Burn, par Pip Coburn, Portfolio,2006], via un blog que je suis depuis peu :
Technologists think their business is the creation of cool technologies loaded with wonderful new features. They think this because they are engineers who thrill to the idea of change. By contrast, [Pip] Coburn says, "technology is widely hated by its users," because ordinary folk loathe change. Therefore, any new artifact, no matter how much its various features might appeal to technologists, will always be rejected by its intended customers unless "the pain in moving to a new technology is lower than the pain of staying in the status quo."
Or in Pip’s geeky formulation:
The Change Function = f (perceived crisis vs. total perceived pain of adoption).
[…] most new technologies have too many features that no one wants.
Admirez la formule : perceived crisis vs. total perceived pain of adoption, ça c’est du concept!
QU’est-ce que ça va donner dans les circonstances présentes? (à suivre)
Pensées remarquables (retrouvées en triant des notes), dans un bouquin ancien [Fast Cycle Time, Christopher Meyer, 1993]:
Fast Cycle Time is the ongoing ability to identify, satisfy, and be paid for meeting customer needs faster than anyone else.
A sustainable Fast Cycle Time capability can be achieved only by learning faster, not by working faster… [à méditer chaque matin en 2009 ;-)]
The most difficult and costly quality and cycle time problems are cross-functional in nature.
FCT is more dependent on social innovation than it is on technological innovation.Cycle time barriers within most organizations are created by how we structure our organisations and thinking.
Our default mode for problem solving is to break problems into increasingly smaller parts.
Customers don’t break their needs into component parts.
If business schools had a “meeting consumer needs” degree… :-)Students solve problems given to them by their teachers…others […] define problems for us.
[About] exhortations to empower people…the issue is more the elimination of disabling actions. People are born fully powered. One only has to spend an hour with a three-year old to understand that he or she doesn’t need to be empowered ! :-)
[In most organizations] there is no contextual basis for people to know if their actions help or hinder the achievement of organisational goals.
[C’est moi qui souligne]; ça n’a pas pris une ride!
[Via Outils Froids, excellent blog sur les outils des "knowledge workers" (que je suis depuis longtemps)] Lien vers un article très bien fait, (dans l’Usine Nouvelle) qui présente le sujet du mindmapping en termes clairs et motivants. Je suis convaincu depuis toujours, et je pratique les fameuses cartes mentales de Tony Buzan [fr]/ [en] (Voir p.ex. ici, creativite.net) : je démarre tout ce que j’écris par une carte mentale, il y a sur mon bureau un bloc A2 réservé à cet usage…
Je travaille aussi à l’utilisation de ces représentations (combinées à d’autres outils hypertextes) dans le domaine du knowledge management (formaliser les connaissances d’experts sous forme de cartes mentales) avec des résultats tout à fait passionnants…
Les utilisations sont innombrables.
C’est un plaisir de voir ça!
[Et l’auteur a la bonté de remettre en référence une série de liens utiles sur le sujet…]
[Une autre ressource utile [en]]
… Comme disait Coluche.
Je trouve ici un bon candidat pour la fonctionnalité la plus inutile de la semaine, ou bien je me trompe? Je cite :
Edit Google Spreadsheets on a Mobile Phone
Intéressantes pensées d’une danseuse, Liz Lerman :
"I am fueled by my ignorance. I ask myself a good enough question to throw myself into freefall. I make things to understand things."
Post stimulant, au titre provocateur ["Meatware search", non-non ce n’est pas un typo pour "metaware"] chez Euan Semple, que je suis régulièrement, sur l’utilité d’un forum étendu à toute l’entreprise (dans ce cas, la respectable BBC) :
Being able to ask tens of thousands of staff where to find the information you needed and say why you needed it and then having people suggest documents which from their perspective met your need and point to them with a URL was very powerful. Contextual colour and human interpretation trump technology based search every time.[c’est moi qui souligne]
Interesting to see people talking of Twitter as a Google killer in this context.
En effet, tout à fait intéressant de situer ce type d’écosystème par rapport à Google… On peut postuler qu’à l’intérieur de l’entreprise, service par service, on devrait avoir des réponses beaucoup plus spécifiques et/ou créatives que via Google…
ce qui me rappelle ce post ancien ["Vos utilisateurs ne connaissent pas votre taxonomie"], où l’on voyait déjà l’importance d’être spécifique dans le tagging.
Trouvé chez Pierre Assouline :
”La censure est la mère de la métaphore”
J.L. Borges
(c’est une métaphore).
Trouvé dans un fil de discussion sur les e-books :
If a hammer can’t fix it, it’s clearly an electrical problem.
… :-))
[Disclosure: je suis sur Google Apps ;-)]
Un post carré et documenté chez Jamais Cascio sur un-sujet-qui-va-bien-finir-par-fâcher-un -jour :
In short, the cloud computing model envisioned by many tech pundits (and tech companies) is a wonderful system when it works, and a nightmare when it fails. And the more people who come to depend upon it, the bigger the nightmare.[…]. If a cloud system locks up, potentially millions of people lose access. [c’est moi qui souligne]
So what does all of this mean?
My take is that cloud computing, for all of its apparent (and supposed) benefits, stands to lose legitimacy and support (financial and otherwise) when the first big, millions-of-people-affecting, failure hits.
Et donc, comme le dit notre auteur:
Resilience design principles include: Diversity (or avoidance of monocultures); Redundancy; Decentralization; Transparency; Collaboration; Graceful Failure; Minimal Footprint; Flexibility; Openness; Reversibility; and Foresight.
["avoidance of monocultures": Blackberry, anyone? Et Google?]
A bon entendeur…
[Ah! le concept de "graceful failure"! Il ne vous aura pas échappé qu’il s’applique bien autant dans la vie que dans le "cloud computing", hm?]
Je découvre une encyclopédie passionnante, the encyclopedia of informal education, et je tombe sur l’article concernant Chris Argyris, penseur génial pour lequel j’ai une grosse admiration, et dont j’utilise fréquemment les idées…
Notation intéressante dans un blog que je suis régulièrement, Library Clips :
Fix a process or Fix a problem type communities are task based, usually only last until the fix is done (but can always be resurrected, to take off where you left off), and can be within a team or across teams.
C’est une re-formulation élégante (et qui me resservira) de l’idée que Chris Argyris et Donald Schön appelaient "single loop/ double loop" ; face à un problème quelconque, on a deux niveaux logiques à prendre en compte :
La question est : et quand l’eau ne descend pas? Comment avoir le courage d’arrêter de pomper pour aller chercher la fuite?
Toute ressemblance avec une situation existante…
J’utilise depuis beau temps Portable FireFox sur une clé USB pour surfer dans les cafés Internet que je fréquente en vacances… l’étape suivante paraît être ça : PortableTor.
Un sujet dont on n’a pas fini d’entendre parler en 2009 : la peur au travail –de plus en plus omniprésente– et ses conséquences sur les performances.
Most people in a downsizing feel they have no control whatsoever and, as a result, become quite anxious about and passive in dealing with their situation.[…]
Let’s be real: If six people are left covering the work of 10, no one has time to think up new and better approaches to work. Invariably, people work harder and not smarter after a downsizing. […] [c’est moi qui souligne]
The irony here is that this risk aversion comes just at a time when creativity is needed in the workplace. Research shows that downsizings result in one-time-only cost savings to employers, but leave them no better able to compete in the marketplace. Downsizing has been referred to as corporate anorexia — companies that downsize get thin, but it’s no way to get healthy.
Comment renforcer et accélérer les changement à l’occasion de "la crise" ? Comment redévelopper la coopération et la créativité face à la pression de l’anxiété ?
Comment faire prendre conscience aux DG qu’il faut prendre soin de leur personnel, plus encore maintenant ?
Trouvé sur un forum de lecteurs d’e-books (sorry pour les informaticiens qui la connaissent sans doute déjà)
There are 10 kinds of people in this world… people who know binary and people who don’t!
;-) hihi j’aime bien!
Via Tim Ferriss (auteur de "4 hour work week), les principes de Leo Babauta pour changer/ être efficace :
12 Key Habits to Start With […]:
1. Set your 3 MITs (Most Important Tasks) each morning.
2. Single-task. When you work on a task, don’t switch to other tasks.
3. Process your inbox to empty.
4. Check email just twice a day.
5. Exercise 5-10 minutes a day.
6. Work while disconnected, with no distractions.
7. Follow a morning routine.
8. Eat more fruits and veggies every day. [Tim: Here is the "slow-carb" breakfast I use to start my morning routine]
9. Keep your desk decluttered.
10. Say no to commitments and requests that aren’t on your Short List (See Chapter 16, on the Simple Life).
11. Declutter your house for 15 minutes a day.
12. Stick to a 5-sentence limit for emails.
J’adore; j’essaye et je vous tiens au courant ;-)
Je me suis offert une liseuse (e-book reader en jargon natif), le CyBook de Bookeen.
Il s’agit d’un lecteur de livres électroniques, utilisant une nouvelle technologie "d’encre électronique" (e-ink), avec un écran de 6 pouces en N&B.
Bon mais… LA LECTURE ?
Eh bien c’est exactement comme on dit dans la pub : c’est exactement comme du papier, contraste etc. Impression bizarre au début quand on a l’habitude de lire sur un écran d’ordinateur : plus il y a de lumière et plus c’est lisible (comme du papier, quoi), le reader n’émet pas de lumière, donc on ne peut pas lire dans le noir. Bon.
On s’habitue vite à avoir 60 bouquins dans la poche (en fin, je…) –par défaut le CyBook peut en héberger 1000 de taille moyenne ! (le rêve). Avec la carte SD 2Go, combien ? Je ne sais pas mais ça doit faire.
On s’habitue aussi à pouvoir régler les paramètres à la volée : taille des caractères, par exemple. Très agréable et pratique.
Choses que je ne sais pas (encore) faire :
(à suivre)
Dans un blog que je découvre, et qui a l’air passionnant [et d’actualité ;-)], quelques informations pas banales sur "l’affaire " Madoff et les questions qu’elle pose, i.e. comment (presque) personne n’a vu que c’était une escroc?
Je note en particulier un passage:
C’est typiquement le genre de bonne habitudes que j’essaye de développer avec mes stagiaires et coachés…[…]asking myself questions like:
- What are the unspoken assumptions behind this piece?;
- If what the author is saying is correct, what happens next?;
- Does this align with most things we read in the past few months or is it squarely at odds with the consensus–and then who’s right?;
- What are the author’s presumed biases, predilections, and hobbyhorses?; and
- Last and most important–but hardest!–of all, does it spark any new ideas in your mind? What have you been taking for granted that might be due for a challenge or an update or a revisionist note?
Un bon papier bien documenté, sur un de mes chevaux de bataille… EN 2009 créez-vous des "zone sans interruption"… Et mes bons voeux pour une année énergique, sereine et réussie ("quand même?").
je viens de faire l’emplette d’un CyBook –more to come!
Intéressante démarche [découverte via Bertrand Duperrin, comme souvent]: un manager est chargé de mettre en place –si je comprends bien– les outils et démarches qui permettent de développer des "communities of practice" et des comportements 2.0 dans le domaine du KM et partage d'’expériences, chez Alstom.
Mon expérience (longue) de grandes entreprises multinationales comme Alstom, c’est qu’elles sont des puits de sciences "soft" et de connaissances informulées, donc inexploitées… Evidence.
Pour moi qui travaille en particulier beaucoup dans et sur l’interculturel, une application urgente et potentiellement très puissante d’une démarche comme celle de Slim Lambert est –justement– dans ce domaine : formaliser et partager de façon souple et multimode les expériences mutuelles des expats; débriefer les retours d’expats sur l’expérience de la culture "d’accueil" : rapport d’étonnement, déconvenues, "tabous et gaffes";
Les formes doivent être facilitantes, les propositions multiples pour convenir au plus grand nombre de gens possible, soit :On voit bien sûr les dangers : stéréotypes et propos ("gentiment") offensants pour l’autre culture (une expérience courante dans les relations interculturelles, c’est l’embarras et la colère…). Un soutien solide par des gens avisés en sciences humaines paraît utile (assistance technique sur les distinctions interculturelles pertinentes)
Je suis a priori très intéressé par cette démarche; j’ai expérimenté quelques outils avec des groupes de formation; et je suis un fan inconditionnel de TiddlyWiki (nom idiot pour un grand freeware + groupe Google actif et puissant) que j’utilise comme support souple et facile pour formaliser du Knowledge pour moi et pour mes clients (TW génère une page HTML, n’impose pas d’installer un logiciel, permet de l’hypertexte simple et facile –pensez à un HyperCard du pauvre…).
Ce que je vois comme conditions de réussite, c’est (bien sûr) des outils disponibles, simples d’accès, etc. Mais aussi le choix de sujets motivants, excitants, et quelques expériences pilotes (stimulées, soutenues, sponsorisées à un bon niveau) pour montrer rapidement les bénéfices du travail effectué.
Le principal obstacle (surtout dans la période actuelle et à venir) c’est la charge de travail existante…
Le gros intérêt (et fort enjeu) d’une telle action, c’est en effet de
Mais il faut être conscient que
Last but not least : la démarche même de Slim Lambert (lancer un fil de conversation comme il le fait via un blog fréquenté comme celui de B. Duperrin), en disant:
I am managing a programme called Alstom collaborative Way. I’d like to get a dialogue about it. [Voir le texte de S. Lambert]
me paraît bien "web 2.0" et emblématique des process qu’il doit mettre en place en interne… On progresse.
Je suis curieux de voir ce que "la crise" va faire surgir dans ce domaine: plus de collaboration, y compris de ce type, ou bien…?
Un nouveau truc trouvé via lifehacker : Soocial.
Leur promesse est de synchronisaer les carnets d’adresse entre vos différents logiciels : si –comme moi– vous utilisez et avez des carnets d’adresses différents sur OutLook, Gmail, votre mobile, votre Mac, etc. ils prétendent vous arranger ça!
Je n’ai pas encore essayé, mais ça paraît fabuleux (si ça marche).
Un post court et bon, sur les grands principes du Knowledge Management; je trouve les formulations particulièrement réussies!
Un résumé /caricature à ma manière pour vous mettre en appétit :
J’aime particulièrement #6
"The way we know things is not the way we report we know things. […] Asked to describe how they made a decision […] [people] will […] provide a more structured […] approach which does not match reality. This has major consequences for knowledge management practice.
Faut creuser ça…
Via Library Clips.
Intéressantes réflexions dans un blog que je suis de loin (parfois un peu trop technique pour mon goût). La répartition en termes de contenus, mais aussi d’horizon de temps , et de relation aux auteurs –ça me paraît bien vu.
ROWE : "Results Only Work Environment"…
Un de mes auteurs préférés rempile sur son sujet préféré : "the 4 hour work week" c’est lui! J’avais évoqué déjà ça là et là aussi.
Il cite une intéressante réalisation néerlandaise, avec une interview du concepteur… A la base il s’agit de ‘hotelling‘ classique : pas de bureau affecté, toutes les données sont sur le réseau en partage, etc…
L’hypothèse de base est toujours la même:
One should attend the […] office - depending on the function - at least two to three days in office due to social cohesion. In contrast to the past, work is not measured on the presence, but output; The performance of the staff expected by the company.
Je ne suis pas d’accord sur tout; en particulier, les écrans –même grands, plats et fort modernes– n’ont pas (encore?) toutes les qualités du papier : comment mettez-vous côte à côte quatre pages A4 que vous voulez confronter/ combiner ou comparer ? (et pour moi, rien ne remplace une feuille A2 à l’italienne pour concevoir un plan, un projet, etc.); mais bon.
Une nouvelle qui va faire plaisir à mon ami Hervé, de BlogAngels…
Un commentaire intéressant sur ce post; ça avance !
Ce genre de projet se développe en France : www.bientotelectrique.com, une conversion associative, le but de l’association est d’aider ses membres à convertir leurs vieilles voitures thermiques !
J’ai fait l’emplette du Medion akoya (etc.); avec Chrome, Gmail, un écran 20" et un clavier externe, ça fait une machine parfaite -pour l’instant.
J’adore pouvoir le glisser dans la (grande) poche de ma parka d’automne! Et je re-découvre les joies du PC dans le bus! (à suivre).
J’ai installé et testé pendant 40 mn –pas un tour approfondi– pour l’instant je suis tout à fait convaincu: c’est rapide et intuitif; ça a importé automatiquement tous mes signets depuis FireFox… En revanche ça ne marche pas avec TiddlyWiki, un de mes logiciels les plus utiles ces derniers temps…(à suivre)
Peu de blog en ce moment : vacances et voyages… à plus.
Jolie citation, via Creative Generalist :
My definition of an expert in any field is a person who knows enough about what’s really going on to be scared. — P.J. Plauger
Résumé éclairant sur les origines du Wiki (outil) et des Wikis (sites) avec des références utiles si vous voulez vous lancer…
Un aperçu intéressant sur les "utopies" de départ, et les conditions de réussiste (en particulier la nécessité d’une communauté d’utilisateurs pour réguler).
Dans un blog que je suis de plus en plus, un post intrigant: comment convertir sa voiture en voiture électrique, un projet collaboratif… Le site original est en finnois, mais on trouve des infos ici, dans un site appelé "LinuxInsider", winkwink.
Quand on mesure quelque chose c’est toujours en vue de…
Et de façon générale on mesure surtout ce qu’on sait mesurer, y compris si ça n’a aucun intérêt…
La mode/ obsession actuelle pour la mesure ne cache pas l’indigence de la pensée qui y préside.
Un post qui pourrait être très drôle…si on ne réalisait pas tout soudain qu’on a vu ça 1000 fois dans la réalité! J’adore le comité (#3) et l’appel à être "raisonnable" (#7)…
[Et ça fait la nique à ceux qui pensent que tout ces comportements sont "très français"]
Trouvé je ne sais plus où (mais je rechercherai) :
"A polar bear is just a Cartesian bear after a coordinate transform"
Héhéhé… Pas facile à traduire?
Post passionnant, très documenté, avec plein de liens très pertinents…Allez, pour vous allécher:
Difference # 1: Brains are analogue; computers are digital […]
Difference # 2: The brain uses content-addressable memory […]
Difference # 3: The brain is a massively parallel machine; computers are modular and serial […]
Difference # 4: Processing speed is not fixed in the brain; there is no system clock […]recent evidence suggests that time-keeping in the brain bears more similarity to ripples on a pond than to a standard digital clock.
Difference # 5 - Short-term memory is not like RAM […]
Difference # 6: No hardware/software distinction can be made with respect to the brain or mind […] the mind emerges directly from the brain, and changes in the mind are always accompanied by changes in the brain.
Difference # 7: Synapses are far more complex than electrical logic gates […] it is therefore profoundly wrong to think that neurons function merely as transistors.
Difference #8: Unlike computers, processing and memory are performed by the same components in the brain […] retrieval from memory always slightly alters those memories […]
Difference # 9: The brain is a self-organizing system […]
Difference # 10: Brains have bodies […] the brain is "offloading" its memory requirements to the environment in which it exists: why bother remembering the location of objects when a quick glance will suffice? […] we are only beginning to understand the importance of embodiment in information processing.
Bonus Difference: The brain is much, much bigger than any [current] computer […]Because the brain is nonlinear, and because it is so much larger than all current computers, it seems likely that it functions in a completely different fashion. (See here for more on this.) The brain-computer metaphor obscures this important, though perhaps obvious, difference in raw computational power.
C’est superbe…
Pensée brutale en entretien:
L’objectif de la formation n’est pas dans la formation, il est dans l’entreprise!!!
L’évaluation de la formation… n’est pertinente que si elle mesure l’effet de la formation sur l’entreprise!
C’est ici, et on aimerait en savoir plus…
Un post qui me fait sourire chez Euan Semple : c’est exactement ce qu’expérimente un formateur dans chacun des groupes qu’il prend en charge…
Article très complet et bien fait chez O’Reilly. A creuser!
ROWE comme "Results Only Work Environment".
C’est chez Tim Ferris, et c’est très intéressant.
J’en avais parlé ici, et ça continue (au moins pour Best Buy [en]).
Les principes à l’oeuvre font penser à Toyota [fr] [en] et Chris Argyris [en], en particulier la focalisation sur le résultat plus que sur les moyens; et la lutte contre le "sludge" me plaît beaucoup (Mode I, anyone?).
C’est ici, dans un blog que je suis régulièrement, et qui me donne le sentiment de comprendre un peu quelque chose aux choses que je ne comprends pas…
Immortel auteur de "four hour workweek" (enfoncées, les 35 heures!), Tim Ferris a en plus une délicieuse capacité d’admiration, et propension à partager icelle avec les lecteurs de son blog.
Il donne ici un aperçu des pensées d’un monsieur qui a l’air plutôt passionnant, le Dr Stewart Friedman, sur un sujet fort actuel : la compatibilité entre vie professionnelle et buts personnels (je résume); lequel a écrit un livre qui a l’air bien. (à suivre).
Très bon post -court- chez Confused of Calcutta… Apprendre à écouter, voilà un fondamental ! Et comment coopérer sinon? Et si c’est Google qui le dit…
Idée géniale rapportée par Wikinomics-le blog : l’équipe pakistanaise peut commander à distance une caméra montée sur une dolly (6 roues motorisées+ un moniteur pour voir qui vous regarde) qui se trouve dans les bureaux de la compagnie US pour laquelle elle travaille…ils peuvent littéralement "aller voir" quelqu’un pour lui parler, ou même "assister" à une réunion!!! C’est pas beau ça? Second Life peut aller se rhabiller!
Une tentative de schématisation -culottée- des flux dans l’entreprise 2.0, dans un blog très ciblé et passionnant sur son sujet (l’information sous toutes ses formes).
C’est ici.
"Démarrons avec un peu de provocation…
Tim Brown, IDEO: Creative people aren’t interested in management.
Hal Varian, Google: ‘Statistician’ is the sexy job of the 21st century.
Henry Mitzberg, McGill: We are not living in time of great change. Companies will not save the world.
Eric Abrahamson, Columbia: Organizations are over-organized.
Yves Doz, INSEAD: The danger is to think that what’s new is exciting and good, while what’s old is bad and tired.
Keith Sawyer, Washington University: People are deeply uncomfortable with uncertainty.
James Surowiecki, The New Yorker: The centralization of decision-making is a conceptual error. Individuals are not better than the collective.
Jeffrey Pfeffer, Stanford: The language of economics is toxic to the practice of management.
Kevin Kelly, Wired: Productivity is for machines. If you can measure it, robots should do it.
Pour finir avec du bon sens…
“Networks make organizational politics and culture explicit“ (Michael Schrage, MIT)
“The most difficult thing about IBM’s transformation was that so many people delegated responsibility upwards” (Lou Gerstner, IBM CEO)
“Hierarchy is a prosthesis for trust“ (Warren Bennis, USC)"
Je ne suis pas d’accord avec tout mais j’adore…
Mon ami Hervé me tend la perche de la chaîne "For men only" que lui a tendu Bertrand… me voilà beau! donc les questions et mes réponses :
Bon, et puis je vais passer mon tour pour en trouver 5 autres…
Un post iconoclaste et jubilatoire sur les conditions de la créativité (ou comment tuer icelle ;-), dans un blog que je ne connaissais pas. [via Creative Generalist, souvent de bon conseil].
J’y reviens pour commenter si j’ai le temps…
Lu quelques posts remarquables sur un sujet qui m’occupe beaucoup ces temps-ci (ce qui explique mon silence, millexcuses) : la collaboration en ligne dans des projets centrés "knowledge": formation en management, conduite de projets.
Une première position qui –bien que centrée sur le domaine de la recherche scientifique– articule parfaitement les bonnes raisons de mettre en ligne, partager, cumuler, enrichir les savoirs pour les formaliser, les partager et les enrichir…(je sais, ça s’appelle un process cumulatif);
The [Wiki] project was originally seen as just a better way to keep the two lab Web sites up-to-date. […] The students happily started posting pages introducing themselves and their work.
Soon, however, they discovered that the wiki was also a convenient place to post what they were learning about lab techniques […] “A lot of the how-to gets passed around as lore in biology labs and never makes it into the protocol manuals,” […] theirs were young labs with almost no mentors. So whenever a student or postdoc managed to stumble through a new protocol, he or she would write down what was learned on a wiki page. Others would then add whatever tricks they had gleaned. The information was very useful to the labs’ members, […]
It became apparent that the collaboration could benefit other endeavors, such as classes. Instead of making do with a static Web page posted by a professor, students began to create dynamically evolving class sites where they could post lab results, ask questions, discuss the answers and even write collaborative essays. “And it all stayed on the site, where it made the class better for next year,” […].
C’est exactement ce genre de cercle vertueux que je mets en place de plus en plus régulièrement chez mes clients (à suivre).
Une deuxième approche bien séduisante et fortement compatible avec la précédente (bien que centrée sur le monde de l’entreprise); c’est un des fondateurs de socialtext [si vous voulez essayer par vous-même] qui parle :
Four core areas that pop up in almost every single enterprise deployment that we end up doing.
The first of the four solution areas is collaborative intelligence. It’s the pattern of the core publishing to the edge, the edge giving feedback, and the edge interacting with the edge. So for example, in marketing and sales operations, you need to communicate to the field organization about an ever changing product line. You need the capability not just to communicate easily with these people, but to be able to get collaborative intelligence to bubble up from them, allowing you to maybe even form a better product design.The second use case is a participatory knowledge base. So at Dell, for instance, we did a knowledge base for their call center. Their call center handles exceptions. That’s what they do all day long. Answer a call, hear the problem, look for an answer, and then they don’t have the information. Now, [with a wiki], they tap the informal network that exists inside the call center and document the solution. 99 percent of the pages created [on the wiki] and tagged allow the call center to go from 20 clicks to find information to four, substantially decreasing search costs and decreasing the average call time by 10 to 20 percent.
The third area is flexible client collaboration. This is a professional services firm or other kind of group that sets up a collaborative workspace between them and the client.
The fourth is business social networks, which is similar to collaborative intelligence. But instead of it being with the field, it’s with your business partners or it’s with your customers, where you’re communicating to them, getting feedback from them, and they’re interacting directly.
Là ausi les points essentiels y sont; j’aime particulièrement l’idée "[a] call center handles exceptions"; toutes proportions gardées c’est le genre d’application qui peut permettre un suivi approfondi des projets d’aplication après un séminaire. C’est simple et ça marche…
Post passionnant sur un thème important : l’intégration des nouveaux entrants dans la culture de l’entreprise [dans un blog que je ne connais pas, via un blog très (trop) riche].
J’aime bien la source ‘ethnologique’… ça me donne envie de revisiter les cours de 1e année de Socio!
Intéressante affirmation dans ce blog (découverte récente; inégal et intéressant) :
"any behavior by employees that is not stopped by management becomes de facto legal."
Il s’agit d’une salariée -bonne pro "but lacking people skills"- qui est détestée par tout le reste de l’équipe …
Plusieurs cas récents observés en entreprise :
AU départ, pas de quoi fouetter un chat dans chacun de ces exemples pris isolément (encore que… le cas du Technocentre Renault Vient à l’esprit); mais (et je reviens à ça)…
Quand ces exemples se retrouvent dans la même entreprise, et qu’ils s’accompagnent d’un bruit de fond de plus en plus net, qui parle de solitude, de stress, de découragement, d’incompréhensions qu’on ne connaissait pas "avant"…
Il me vient une idée un peu violente : dans certains cas, l’intranet transforme une équipe réelle en équipe virtuelle…
L’équipe réelle (en présence, qui se réunit physiquement à un rythme approprié) devient virtuelle (à distance, sans contacts réguliers –dans le monde physique– ni organisés) avec rapidité, dans des conditions hélas faciles à organiser :
Intéressantes remarques chez Hugh McLeod/ GapingVoid :
[…] The recent Microsoft offer […] is not just about "Search" and "Taking on Google". Like I told Dave Winer […] "The thing that might save MSFT long-term is a massive infusion of Silicon Valley DNA. That’s why I think they’re offering Yahoo the $40billion."
All companies, no matter what the size, have a their own, unique cocktail of four different forms of capital- Financial, Intellectual, Technical and Cultural. Microsoft is relatively fine with the first three. But in the next few years, it’s with Number Four that the really BIG problems AND BIG opportunities will show themselves. [c’est moi qui souligne]
Deux idées à creuser, isn’t it?
Excellent post chez Tim Ferris (je n’ai pas lu son livre; je suis sûr que je devrais) sur : comment contrôler notre addiction à /le volume de mails que nous traitons chaque jour : [un résumé]
1. “Batch” email at set times.
2. Send and read email at different times.
3. Don’t scan email if you can’t immediately fix problems encountered.?
4. Don’t BIF people during off-hours..
5. Don’t use the inbox for reminders or as a to-do list.
6. Set rules for email-to-phone escalation.
7. Before writing an email, ask yourself: “what problem am I trying to solve?” or “what is my ideal outcome?”
8. Learn to make suggestions instead of asking questions.
A lire et à méditer… et je fais un bon nombre des erreurs qu’il critique!
(J’avais résumé mes pensées sur le sujet ici et ici)
Je retrouve ce post [que j’avais cité il y a longtemps ici]; j’ai relu l’interview en référence, et je suis sérieusement fasciné.
I believed in the cliché that it takes creative individuals to generate creative results.
However, in researching the histories of disciplines like biotech and software development […], what I really found at the core of innovation weren’t only creative individuals, per se, but rather creative relationships. Intriguingly, the key medium for managing those creative and innovative relationships was the shared space. I found that all collaboration, without exception, requires shared space. Examples abound, […].(c’est moi qui souligne).
Voilà qui remet les choses en perpective : des individus créatifs, bien sûr, mais dans des relations elles-mêmes créatives; et supportées par un espace partagé.
I found in my research […] that collaboration was grossly underreported in the literature on creativity and design and learning.
My key observation was that it takes shared space to create shared understanding. Moreover, the properties of the shared space shape the quality of the collaboration.This is important because the way you collaborate around the shared space of the whiteboard, for example, is different than the way you collaborate around the shared space of a software prototype, or a clay model,[…].
La collaboration est un élément essentiel de la création quelle qu’elle soit; et cette collaboration suppose une compréhension mutuelle; et cette compréhension exige l’existence d’un espace partagé.
Consider a conversation. In a diagram, the conversation is represented by a dotted line going back and forth between the sender and receiver. The interaction changes dramatically when you add a shared space. Most of us have had the experience of getting into a friendly discussion over lunch with a friend or colleague, when you pull out a pen and begin writing on a napkin or a piece of paper, and the other person says, "No, no, that’s not what I mean." Then they take the pen and paper from you and mark it up to modify what you were saying, and you begin conversing around the images on the paper. If a waiter were to come by and remove that paper, the conversation would go away. You are no longer talking to or with that other person. You are talking with the other person through a medium, a reference point or shared space that becomes like a little capture device, a little reflector of the conversation. It changes the point of reference for what is going on. The shared space fundamentally transforms the dynamics, not just of the representations, but also of the interaction between people. It changes the ecology of the interaction.
La fameuse expérience (que nous avons tous faite) de commencer une discussion au restaurant; puis de saisir une serviette en papier et de commencer à griffonner dessus… créant ainsi un espace partagé qui va modifier fondamentalement la nature de la conversation (à écrire un de ces jours ‘Louange de la serviette en papier’, dans le style de St John Perse ou d’Alexandre Vialatte, au choix ;-))
You know you have a good idea when you tell somebody about your idea and they respond, "That’s a good idea. Have you thought about X, Y, or Z?" That is the essence of a shared space-a platform through which other people can add value or interpret the shared space and help it become more valuable. The best shared spaces are an invitation to innovation. That’s a measure; a metric; a heuristic.
Re-cadrage sec de ‘la bonne idée’ : pas celle qui fait l’admiration de tous, mais celle qui provoque des réactions, des ajouts, des contributions… celle qui invite à la collaboration!!!
Very often the most rational and obvious thing to do, in certain cases, is to build a quick and dirty model and test it to find out what it is you need to learn, or to see how people actually interact.
Parce que la conversation autour du prototype (même "quick & dirty’) va changer radicalement de nature; pas les positions de principe, les inférences invérifiées, les affirmations impossibles à tester; mais un vrai test dans la réalité, avec un objet qui concentre l’attention, et qui réagit quand on le change ("si vous voulez savoir comment une chose fonctionne, essayez de la changer").
Bon papier, simple et clair de Jacques Froissant d’Altaïde [via Bertrand Duperrin, comme souvent].
C’est un éclairage réaliste sur des situations que je rencontre fréquemment chez mes clients (dans mes formations ou en coaching).
J’y ajouterait peut-être (j’insiste) la dimension collective : être à plusieurs pour échanger (entre pairs), s’épauler…
Trouvé chez Christian Nitot (une mine), ce post extrêment pertinent dans un blog que je ne connaissais pas(Kevin Kelly?)… et je rêve tranquillement aux applications possibles à mes produits… pas simple, mais stimulant. (peut-être à suivre).
J’ai découvert un site super ‘TraduWiki‘, qui repose sur un principe simplissime : la traduction collective; vous pouvez contribuer à une trado (j’ai fait un bon peu de celle du texte de Steve Jobs), mais aussi proposer des textes.
C’est tout à fait web2, cette affaire!
Voyez ça:
We build the site with this frustration in mind, that there are (so) many interesting docs available for free on the Web which could reach a broaden audience if there were translated. Usually, the situation is: you read a nice review on a blog, you are interested to read further, you click and lands on a German page. ("mensch!") Usually, your second action is to go on BabelFish or Google Translate to get a rough translation of the text. But if you’ve tried to read a German publication with Google Translate, you know how inaccurate it is.
It’s how we ended up with Traduwiki, which a wiki (like Wikipedia, for instance) to share efforts on the translation and to enhance translation quality by the time. Anybody is welcome, anybody could contribute, anybody can translate.
Anybody can translate
By saying anybody can translate, we really mean it. Traduwiki hashes each text into smaller chunks. They’re limited to 2 phrases maximum. Each text contains lots of short, easy to understand phrases. Usually, those phrases are grouped together. Even though you think you don’t know master a language enough to use it, you can get the meaning of those phrases and thus, are able to translate them.
Scenarios
Traduwiki was built to satisfy common scenarios like:
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3 - La distinction opérationnel-humain
Une autre distinction nécessaire en parlant de confiance : nos actions (en entreprise et ailleurs) peuvent toujours s’analyser selon deux dimensions en interaction :
- la dimension opérationnelle : tout ce qui concerne les aspect de production, d’organisation, le résultat visé, finalement chiffrable en Euros,
- la dimension humaine : tout ce qui concerne ‘les gens’ dans l’activité, c’est à dire les affects, les relations, les compétences et la motivation.
On peut mieux percevoir de cette façon les deux dimensions (intriquées, diffuses, intégrées ou non) de nos expériences en matière de confiance :
- la dimension ‘humaine’, c’est l’expérience qu’on a tous eue d’avoir spontanément confiance (ou non), sans justification rationnelle ni expérience préalable ; juste ‘les atomes crochus’, la sensation « cette personne, je la sens bien »…
- la dimension ‘opérationnelle’, c’est l’expérience concrète, vérifiée dans le réel, que la plupart du temps, quand telle personne annonce ou s’engage sur quelque chose, cette chose se produit…
Certaines expériences apparemment incohérentes s’expliquent parfaitement par un décalage entre ces deux aspects :
- je peux n’avoir pas confiance en quelqu’un qui fournit régulièrement ce qu’il a annoncé, parce que ‘je ne le sens pas’…
- et je peux continuer contre toute évidence à faire confiance à quelqu’un qui ne tient pas parole parce que… ‘j’ai confiance’ !
La question ultérieure deviendra : quels sont les critères de la confiance que j’accorde ? Qu’est-ce qui fait que je donne ma confiance ou pas ? Qu’est-ce qui fait que je perds confiance en quelqu’un (qu’est-ce qu’il faut –me—faire pour que je perde confiance) ? Est-il possible de restaurer la confiance quand elle est perdue ?
Être lucide sur ces questions, c’est éviter beaucoup de confusions, d’erreurs de jugement et de jugements hâtifs…
À la fin des fins, avoir confiance c’est faire confiance, à la fois par expérience (opérationnel) et sans conditions (humain) ? Allez savoir.
Qu’en pensez-vous ?
Chez Tristan Nitot:
Doostang.com, concurrent de LinkedIn.com (qui est sérieux, lui) vous demande le mot de passe de votre compte Webmail (Gmail ou autre) et en profite pour spammer tous vos contacts en votre nom !!!! Bref, Doostang.com est à éviter comme la peste, et si vous recevez une invitation d’un ami à ce réseau, sachez qu’il y a de très fortes chances pour qu’elle ait été envoyée à son insu… ce qui est scandaleux.
A fuir absolument!
Je trouve chez Pierre Bilger un post intéressant à propos du livre de Thomas Philippon, avec des phrases terribles:
La «crise du travail en France» est «une crise non pas du désir individuel de travailler, mais de la capacité à travailler ensemble. En effet, la France est le pays développé où les relations de travail sont les plus mauvaises à la fois du point de vue des dirigeants d’entreprises et du point de vue des employés», la véritable «exception française» selon l’auteur.
- Or «statistiquement, la qualité des relations sociales dans l’entreprise explique 70% des variations de taux d’emploi entre les pays (…). C’est deux fois mieux qu’avec les variables institutionnelles classiques (taux de remplacement et durée des allocations chômage, taux d’imposition du travail, coûts de licenciements, etc.)».
Il y a du boulot!
2- La hiérarchie des comportements : subordination successive des niveaux.
Au quotidien, les fonctions de chaque niveau se manifestent d’une façon conditionnelle et hiérarchisée, dans le sens d’une plus grande flexibilité en "montant" (vers les lobes préfrontaux) et dans le sens d’un plus grand déterminisme en "descendant" (vers le cerveau reptilien).
La montée est transitive : tout se passe comme si l’accès aux fonctions "supérieures" était conditionné par la satisfaction des besoins des niveaux "inférieurs". En pratique, une séquence d’interaction suivie suppose :
Dans ce cadre, on reprend la question de la confiance sous un angle à la fois de cause et d’effet : passée la méfiance spontanée du reptilien, on peut à la fois ressentir et provoquer différentes formes de confiance selon les niveau d’interaction auxquels on accède, via les comportements présents dans ladite interaction (ça demanderait peut-être un peu plus d’explication –dites-moi).
Les niveaux de réaction :
L’observation du niveau de réaction permettra de prendre les mesures idoines pour réamorcer un schéma positif/confiant en repartant du niveau ‘actif’.
(à suivre)
Suite : la confiance et le sytème nerveux…
1- La première question serait de revenir à "L’archéologie" de notre système nerveux
Le cerveau humain a évolué de façon progressive; il a empilé des strates qui fonctionnent de façon spécifique :
On peut imaginer que la confiance –absente au niveau reptilien– prend des formes variables suivant les niveaux actifs : ressemblance et conformité au niveau limbique (synchronisation physique, p.ex.); communication et partage au niveau néocortex (niveau rationel?); convergence de valeurs au niveau préfrontal (niveau éthique?).
Cette stratification permettrait déjà de simplifier un certain nombre de questions confuses, du type ‘la confiance est-elle un sentiment ou un raisonnement?’ –réponse : les deux mais pas au même niveau cérébral (limbique ou cortical); et la pure logique de l’intérêt (qui s’appuie apparemment sur le raisonnement) est bien à relier au niveau premier (reptilien), c’est à dire avant l’apparition du lien, du collectif…
(à suivre)
Juste pour donner une idée d’où on va, je me propose de réfléchir ensuite aux points suivants : [UPDATE] Je vais probablement simplifier !
2- La hiérarchie des comportements : la montée transitive,
les niveaux de réaction, les boucles de rétroaction.
3- Les approches interindividuelles :processus non verbaux, comportements propitiatoires, comportements d’agression. Variantes "démocratiques" et variantes “hiérarchiques”.
4- La question de la conciliation : le conflit et après.
5-Ethologie etmanagement : la question de l’individuel et du collectif.
Grande question, soulevée par Bertrand Duperrin dans un post déjà ancien, celle de la confiance.
Sujet que je rumine depuis bien des temps…
En première instance, on pourrait dire que la confiance est une condition sine qua non de l’entreprise 2.0 ?
La question me revient maintenant en repensant à un coaching récent où ma cliente me dit "je vous fais confiance"…
Question intéressante (sur laquelle je reviendrai avec elle ultérieurement) : "je vous fais confiance" veut dire "J’ai confiance en vous" ? Ou bien "Je décide de vous faire confiance" ? Dans l’un et l’autre cas, on n’est pas du tout dans la même situation.
Je tombe [Via Google, naturellement] sur cet article. J’y trouve bien des thèmes qui m’intéressent : confiance, intérêt, coopération, interculturel… Je note un point-clé (nouveau pour moi) : la confiance s’ajoute au contrat. Hm.
Je retrouve aussi une vieille envie de revenir sur l’analyse du scandale Enron…
(à suivre)
Et mes meilleurs voeux pour une année pleine d’énergie, de sérénité et de satisfactions personnelles et professionnelles!
[Suite du post précédent] Latürnisch la question devient : quel rapport y a-t-il entre communication et coopération?
Vous avez 4 heures :-))
Je retrouve un très bon, court bouquin de Pierre Veltz, Des territoires pour apprendre et innover, éditions de l’aube (qui publient des choses bien dans les domaines qui m’intéressent), et je tombe en arrêt devant ça:
"Alors que le taylorisme était bâti sur un idéal de zéro-communication, la "nouvelle productivité" est directement liée à la capacité de coopération entre toutes les parties du système de production, depuis l’amont jusqu’au client[…].L’efficacité est relationnelle. La productivité des opérations fait place à une productivité des interfaces."
Comme vous vous en doutez, ça me va bien, ces idées de coopération et d’efficacité relationnelle, de productivité des interfaces…
C’est exactement ce que je vends dans mes séminaires (comme certains de ceux qui me lisent pourraient en témoigner?).
Réflexions à propos de groupes multinationaux/ multiculturels que je cherche à faire travailler ensemble ces temps-ci:
Post très complet et utile, dans un blog que je ne connaissais pas [et via je ne sais plus qui, honte sur moi…] mais c’est publié par le MIT– dix bonnes habitudes à prendre pour accélérer l’acquisition, la digestion et la réutilisation intelligente d’idées de toutes sortes; je m’y mets tout de suite!
Pensée fugitive en face d’un groupe "Mon but n’est pas de vous rendre anxieux, mais de vous faire douter; maintenant, si vous êtes anxieux à chaque fois que vous doutez…"
La question posée devient "les réseau online sont-ils réels?" (entre autres).
Post virulent de Fred Cavazza à propos de FB. Je pense qu’il se trompe sur beaucoup de points, même si ses critiques tombent souvent juste.
En fait je suis avec FaceBook plus ou moins comme une poule qui a trouvé un couteau; Je vois le potentiel d’avoir au même endroit un genre de LinkedIn + Meebo + … Mais j’utilise réellement Meebo et LinkedIn et pas vraiment FaceBook; mais je suis sûr que je ne suis pas la meilleure personne pour rêver ce genre de trucs…
L’autre partie de la question est: quel outils ‘on-line’ (puisque ‘les gens’ sont toujours on-line anyway) peut-on utiliser/détourner pour créer un flux entre des gens distants géographiquement. FaceBook n’est pour moi qu’une des hypothèses de réponses possibles.
Une formulation de la question par un client Us est "Ici je peux toujours passer prendre quelqu’un pour l’emmener déjeuner et résoudre un truc; avec les collègues outremer je ne peux pas"; alors comment fait-on pour s’envoyer un café à distance? Par fax?
Une limite forte de FaceBook pour moi (mais encore probablement plus due à mon incompétence) c’est la pollution de ptits rigolos qui t’envoient des trucs du genre "join the vampire biting club; how many goons did you bite today?" –on doit pouvoir se débarrasser de ça assez facilement.
Bref; mon intuition est que FaceBook (ou son successeur éventuel) est probablement une excellente idée qui attend de trouver son (ses) usage(s)… et je suis demandeur d’idées!!!
Intéressante réflexion sur le ’social networking’. c’est encore un peu ‘en dedans’, peut-être pas assez ambitieux (visionnaire?) mais ça prend des choses à contre pied, j’aime bien.
Quand on entend "C’est un truc culturel", c’est la plupart du temps à propos de la culture de l’autre; vous et moi n’avons pas "un truc culturel", nous sommes la norme, la normalité ;-).
Vieille idée reprise en argument pour le passage à l’entreprise 2.0 ??? Intéressant.
Un post clair plein d’idées, sur un blog que je ne connais pas [via Bertrand Duperrin, comme souvent]
Article lumineux dans Le Monde sur ce sujet épineux; en deux mots : les écrans plats (dont on peut se passer) baissent de 50% pendant que le fioul (dont on ne peut pas se passer) augmente de 56%!
[Via Yves Duel]
Intéressant dans Libé (ça n’est pas si fréquent ces jours-ci), un article qui va dans le sens de tout ce qu’on voit (et préconise) depuis toujours: le pur opérationnel (y compris dans la coopération) ça ne marche pas; on a besoin du "bruit de fond" humain, qui est 1) la satisfaction de la relation et 2) la source de tout foisonnement créatif (y compris ’serendipity’).
Bon, à part le ptit sentiment d’avoir raison avant tout le monde… SI ça peut faire vendre nos interventions, c’est toujours ça ;-)
J’ai découvert un loi intéressante en travaillant avec mes clients étrangers "if you buy somebody else’s bullshit, then you own it!"… :-) [(c)Ygranger2007]
Un article –et un "concept"– à creuser
Post passionnant, purement visuel (en soi déjà un trait culturel?) sur une sujet qui m’occupe beaucoup : l’interculturel.
[update] : je me demande, dans ce qui est décrit comme "allemand" ou "Chinois", ce qui est indubitablement ‘allemand’ plutôt qu’européen ou même occidental; et ce qui est indubitablement ‘chinois’ plutôt qu’asiatique ?
Intéressantes réflexions sur un thème qui va devenir pressant : l’irruption dans l’entreprise de "digital natives", les générations qui sont nées "dans" le web (qui le parlent comme une langue maternelle) par opposition à ceux qui le pratiquent comme une deuxième langue…
Je suis en vacances, sans accès web jusqu’au 24AUG… j’écrirai (promis) mais avec papier-crayon.
j’emporte à lire (et à commenter) Shared Minds de Michael Schrage (et quelques romans policiers!).
Bon été.
Post impressionnant [] chez IT|Redux, avec tous les outils (gratuits) qu’ils utilisent pour organiser leur conférence Office 2.0 Tools… Un répertoire de ressources précieuses?
Flock version .9 est arrivé. Nouveau look, jusqu’ici plutôt pas mal. Certains des bugs que j’avais en .7 sont toujours là (quand je veux me connecter à Gmail il me dit de switcher sur ‘accepter les cookies’ mais c’est déjà le cas :-/, bon ça va s’arranger…).
Réaction vive de mon ami Hervé à mon précédent post : "Très franchement, je ne vois pas d’intelligence dans la collectivité […] mais plutot amas de connaissance. L’intelligence, c’est la capacité a organiser ces savoirs."
Bertrand Duperrin relance l’idée dans ce post-ci.
Vaste sujet.
Notons d’entrée que notre intelligence est déjà intrinsèquement ‘collective’ puisqu’elle résulte des interactions d’une "société d’agents" suivant les mots de Marvin Minsky[fr] [en] (’inventeur’ de l’intelligence artificielle et auteur du chef d’oeuvre Society of Mind[en]; qui a été traduit en français il y a longtemps mais ne paraît plus disponible).
Mon intérêt ici est plus spécifique; c’est la question de l’intelligence à laquelle on atteint quand on a un groupe de gens qui coopèrent de façon organisée, méthodique –optimale.
Trois éléments me paraissent centraux :
L’intelligence économique me paraît ici un ajout très créatif : c’est certainement un des sujets centraux pour les entreprises (en particulier occidentales); c’est clairement un enjeu concurrentiel majeur (ne serait-ce que dans le domaine de l’IP); c’est aussi un domaine de complexité où le rassemblement de compétences mutiples est indispensable.
- tout groupe fragmenté est inefficace;
- tout groupe enfermé dans sa logique est "fragmentant";
- le gâchis vient de la fragmentation.
- Le remède à la fragmentation c’est de se fréquenter; créer de la relation, de la cohésion; une compréhension humaine qui va permettre le rassemblement et la confrontation des points de vues.
Post très stimulant chez mon ami Hervé, sur un sujet qui me titille : Hervé signale
[Je n’étais pas à la conférence; j’aurais peut-être dû? ;-)]
Plutôt qu’un contre-sens, j’y vois un rapprochement qui me plaît beaucoup et qui m’inspire quelques idées :
A la fin des fins; le glissement d’un sens vers l’autre est étymologique, mais aussi épistémologique, non?
Qu’en pensez-vous ?
C’est ici et c’est très drôle –et pas si caricatural que ça. A entendre les rires de la salle, ça rappelle quelque chose à beaucoup de gens…
[via ‘zéro seconde‘, que je suis toujours avec intérêt]
Long article extrait d’un livre à paraître –très British, "tongue in cheek" et très sérieux– sur ce qui fait que nous savons décoder ou non le comportement des gens; p.ex. détecter quand quelqu’un ment.
L’expérience est la suivante : on interviewe 2 fois de suite une personne sur son film favori; cette personne dit une première fois une chose, puis la deuxième fois une autre; l’une des deux réponses est un mensonge. On deamande aux auditeurs téléspectateurs ensuite de dire leur avis : quelle est la version où l’interviewé ment.
Résultat surprenant : seulement 52% des gens trouvent la bonne réponse; c’est pratiquement pile ou face.
Plus fort : on teste aussi en version écrite, et à la radio : 64% trouvent la bonne réponse en version écrite et 73% à la radio! [on vous disait bien que la télé…].
J’ai lu ce truc il y a des années; j’en ai toujours gardé une vraie préférences pour l’audioconférence, contre la visioconférence…
(L’auteur explique ensuite que nous avons appris à utiliser délibérément les expressions de notre visage pour communiquer…eh oui).
Le bouquin s’appelle "Quirkology" i.e. quelque chose comme "bizzarologie"…
The design of the experiment was simple. I would interview XX twice and in each interview ask him to describe his favourite film. In one interview he would say nothing but the truth, and in the other he would produce a pack of lies. We would then show both interviews on television, and invite the public to telephone in their verdicts.
We received more than 30,000 calls from viewers: 52% [found the right answer][..].
The simple fact is that the real clues to deceit are in the words that people use, not the body language. So do people become better lie detectors when they listen to a liar, or even just read a transcript of their comments? The interviews with XX were also broadcast on radio and published in a newspaper, and although the lie-detecting abilities of the television viewers were no better than chance, the newspaper readers were correct 64% of the time, and the radio listeners scored an impressive 73% accuracy rate.
Mon copain Roland Z. m’a dit un jour "Probablement qu’avoir envie et être en vie, c’est la même chose…"
Commentaire très flatteur chez Bertrand Duperrin; j’en rougis devant mon écran.
Je bloguerai plus souvent, c’est promis ;-).
[Et, par ailleurs, je suis d’accord avec ses autres choix].
Depuis quelques mois, la presse cite beaucoup de cas de suicides en relation avec le monde ou même le lieu du travail (Renault, EdF, maintenant PSA).
Les derniers cas suscitent les habituels commentaires :
Une catégorie de réactions me frappe dans toutes celles-ci : les pistes –très fréquemment évoquées—de ‘suivi médical’ de ‘prévention psychologique’ etc.
Il y a là un cadrage implicite des causes du phénomène : en gros autour de fragilités personnelles, individuelles, qui suffiraient à expliquer le geste, et qu’il suffirait de traiter pour prévenir d’autres occurrences…
Je suis en désaccord avec cette « pente » d’explication. Elle me paraît myope, dangereuse, inefficace. Les causes ne sont pas essentiellement individuelles, mais plutôt collectives (société et organisation).
Reprenons :
Ce réflexe de « médicaliser » fonctionne comme un déni : la question n’est pas de médicaliser le monde du travail, mais de socialiser ou de re-socialiser ; re-créer du lien, de la solidarité… de la chaleur et des perspectives.
Quelqu’un qui n’a pas d’avenir n’a pas de vie…
Toutes nos technologies « 2.0 » portent en elles tous les possibles :
Bertrand Duperrin évoquait la question du « salarié 2.0 »…bonne question.
Le « salarié 2.0 » devra –plus que jamais—
L’entreprise 2.0 doit instaurer des logiques globales, sensées, compréhensibles, coopératives…on rêve ?
(à suivre)
Un post fourni et technique sur un sujet qui me tient à coeur : les nombreuses manières que nous autres être humains avons de ne pas être en contact avec la réalité!!!
Aïe, ça fait peur!
[Via, comme souvent, Confused of Calcutta [en]].
Post intéressant chez Fred Cavazza (à suivre).
C’est ici, via le blog de Bertrand Duperrin.
Peut-être que ça évoque quelque chose pour vous aussi ? (P.ex. l’hilarant Willi Waller 2006 de nos amis Québecois ?)
Citation intéressante [via Joining Dots] de Steve Jobs; qui pose un problème d’actualité pour pas mal d’entreprises (et certains de mes clients –je pense à un en particulier…).
[…] question put to Steve Jobs:
"What can we learn from Apple’s struggle to innovate during the decade before your return in 1997?"
The response:
"How are monopolies lost? Some very good product people invent some very good products. [But] what’s the point of focusing on making the product even better when the only company you can take business from is yourself? So a different group of people starts to move up. And who usually ends up running the show? The sales guy. Then one day the monopoly expires, for whatever reason… but by then, the best product people have left or they are no longer listened to. And so the company goes through this tumultous time, and it either survives or it doesn’t"
Il pose la question de la contingence du pouvoir (et de ses sources); intéressante question posée en son temps par Michel Crozier et son école (Sociologie des organisations, ou encore : analyse sytémique stratégique).
En deux mots: a le pouvoir (à un moment donné) le groupe (ou l’individu appartenant au groupe) qui a les réponses les plus pertinentes au problème principal qui se pose à l’organisation (ou la collectivité). P.ex. juste après guerre, en France, le pouvoir est aux ingénieurs parce que le problème essentiel de l’époque c’est la reconstruction du pays; dès que ça commence à tourner à peu près, les commerciaux prennent les commandes (avec ou sans jeu de mots!) parce qu’iml s’agit maintenant de vendre ce qui est produit…etc.
Le point que Jobs soulève est particulièrement éclairant pour expliquer quelques échecs récents d’entreprises de (haute) technologie… devinez lesquelles ? ;-)
Les solutions sont absolument low-tech : synchronisation des process entre les équipes, convergence régulière sur les résultats acquis et régulation des écarts (itérations rapides).
(Vieille histoire : comment s’appelle un carte grise ? Cherchez un peu…)
Via [Joining Dots], sur le thème ‘pourquoi les taxonomies ne marchent pas’, une observation très excitante :
Le MoMA (Musée d’Art Moderne à New york) a demandé à des volontaires (non-spécialistes) de mettre des ‘tags’ à une séléction d’oeuvre d’art.
Résultat : 80% des mots proposés par les volontaires n’apparaissent pas dans la documentation du musée…(hihi) [New York Times].
Comment faire une recherche quand on ne sait pas comment s’appelle ce qu’on cherche ?
Ou plutôt : comment mettre en ligne un truc searchable quand on ne sait pas comment les gens appellent le truc en question.
(ça s’appelle un ‘Certificat d’Immatriculation’, regardez vous-mêmes. Et pourtant, à la Préfecture, on va bien au Service des Cartes Grises…même eux ont été obligés de s’aligner sur l’usage).
Deux très beaux (contre) exemples, via Fred Cavazza; ça vaut vraiment la peine de regarder…
J’aurais mis un autre titre; ça n’est pas tant le retour du papier que le retour de l’écrit à la main… ;-).
C’est moins simple qu’il n’y paraît, et ça respecte parfaitement les principes énoncés précédemment…
Un post très stimulant chez Jamais Cascio [Open The Future] [en], sur un sujet que me tracasse : on pourrait sigler ça MTCPA (MultiTasking & Continuous Partial Attention)… après un résumé de quelques résultats de recherche, il rêve à un Twitter amélioré, et à ce qu’il appelle de ses voeux, "Continuous Augmented Attention"; où, par un système de filtres (type Bayésien –fortement– amélioré), on aurait une ‘hiérarchisation’ relative du trafic Twitter en fonction des ses propres centres d’intérêt –et donc un écrèmage des messages pour ne plus recevoir que ce qui nous importe…
Excellent article dans un excellent blog que je suis depuis quelques temps, sur la question maintenant banale "faut-il brûler PowerPoint" ?
La réponse est d’abord un peu normande ("non-non, pas PowerPoint mais les usages qu’on fait de PowerPoint" … bon, d’accord mais encore?), puis beaucoup plus intéressante : en se basant sur des résultats de recherche (psychosocio, psycho cognitive et pédagogie), l’auteur démontre que les usages standards que nous avons des slides (du texte à l’écran commenté à voix haute) sont ab-so-lu-ment contre-productifs; et devraient être remplacés par des process qui ne mettent pas en concurrence les niveaux d’attention des auditeurs (ça paraît peut-être évident, mais si vous pensez aux dix dernières présentations que vous avez vues ou faites –y compris les miennes, j’en ai peur– vous verrez qu’elles sont dans ce modèle absurde :distraire les gens de ce qu’on dit en leur projetant un texte à lire en même temps…).
Donc, en termes de préconisations :
je retrouve ça, qu’on pourrait intituler "l’intranet et les loups" ?
Une interview intéressante chez ZD|net, qui renvoie aussi à une série de contenus très proches…On retrousse les manches et on y va :
Il faut creuser tout ça; on va retrouver un de mes dadas, la problématique socio-technique, qui redevient d’une actualité brûlante…
[UPDATE] : pensée fugitive à propos d’autre chose ; est-ce que l’intranet ne traite pas (ne transforme pas) des équipes en présence en équipe virtuelles ?
Vu un post de Kathy Sierra sur le sujet virtuel/ à distance v. face-à-face : ma réaction c’est toujours sur la pauvreté sensorielle des expériences virtuelles/ à distance –pauvreté sensorielle. Ce qui est jouissif c’est la richesse sensorielle; et encore plus quand c’est la richesse sensorielle à l’occasion (au service) d’une relation humaine –plaisante, productive, coopérante,
Un titre allèchant chez Tristan Nitot (Mozilla France) : "envie de réussir à faire grandir un WiKi ?"; pas encore eu le temps de creuser le contenu [en]; j’y reviens.
Gros article –passionnant– dans le New Yorker qui présente une analyse iconoclaste (si j’ai bien compris) de l’affaire Enron…[via O Danny Blog]… J’y reviens ici.
Quelques réflexions chez –encore– Kathy Sierra, sur le thème "qu’est-ce qui fait que ‘mes’ bouquins marchent" (elle publie une collection de livres très cotés sur la programmation)…des réflexions peut-être de bon sens, mais qui recadrent très clairement la problématique de tous les métiers "d’accompagnement des gens" (enseignement, formation, et même coaching ou consulting) :
Simple et de bon goût. S’y ajoutent des considérations qu’on perd facilement de vue : l’important n’est pas le produit mais ce qu’il apporte au client, par exemple…Pas mal.
Je m’attelle à une application de ça à mes produits…(à suivre).
Un post intéressant dans un blog que je ne connais pas , sur les raisons qui font que certaines personnes passent des heures à en aider d’autres sur le Net, sans en avoir de bénéfice (apparents)…
Il y aurait beaucoup à dire sur la motivation, etc.
J’aime bien l’idée que quand on paye les gens (Google), ils arrêtent, alors que quand ils font ‘gratuitement’ (Yahoo), c’est du "fun"…et ça marche!
Sujet qui n’a apparemment rien à voir, mais…j’ai passé quelques jours dans un bon hôtel à Montréal (Le Saint Sulpice, rue Saint Sulpice; cette rubrique est libre de toute publicité…) où j’ai observé une idée intéressante : quand vous arrivez le 1e jour, dans votre "kit" à la réception, vous avez une dizaine de cartes de visite à votre nom, avec l’adresse de l’hôtel et le N° de téléphone de votre chambre (et probablement le fax, je ne me souviens plus et je ne les ai pas gardées).
Un exemple intéressant de ‘one to one marketing‘, si vous vous souvenez de ce concept déjà ancien, mais toujours d’actualité.
Une actualité professionnelle un peu chaude me tient éloigné de ces pages…je m’y remets DQP; j’ai du matériau.
Mes meilleurs voeux pour l’année qui vient : succès et satisfactions divers à vous…
Un post court et bon sur le thème "à quoi s’attendre en 2007 ?" dans le domaine enterprise 2.0 etc… [via The obvious?].
Résumons nous :
Un post virulent chez Bertrand Duperrin : les modèles mentaux de bases qui nous ont été inculqués par l’école (et nos parents) —dit-il— nous ont remplis de certitudes erronées et contreproductives —j’ajouterais : dans le contexte présent.
C’est une idée qui paraît évidente; elle est parfois renforcée par des considération culturelles sur "le français idividualiste" et autres…
Vu de ma position (formateur en entreprises essentiellement high-tech) qu’est-ce que je vois : :
Je trouve [via Creative Generalist] un contrepoint frappant dans un article récent de Time Magazine, qui montre qu’on se pose les mêmes questions aux Etats Unis—avec quelques pistes déjà actives dans certaines écoles.
Les réflexions tournent autour de quelques notations que je trouve intéressantes —et qui ne vont pas de soi :
Vu de ma position d’ancien enfant/élève/étudiant etc. j’ai beaucoup de gratitude pour tout ce que j’ai reçu; je n’ai pas l’impression d’avoir été particulièrement abîmé par mon éducation (et je n’ai pas tout aimé…).
Vu de ma position de père de 3 garçons (20ans, 18 ans et 16 ans)…J’ai l’impression que j’ai fait ce que je savais faire de mieux; j’ai sûrement fait à peu près toutes les erreurs possibles et imaginables; je repense toujours à la phrase salvatrice de Bruno Bettelheim (reprise et modifiée de Melanie Klein, je crois) "a good enough parent" !
Bonne fin d’année !
Très jolies histoires (surtout la première, à mon goût) encore dans "Confused Of Calcutta"…
Un post court et bon, dans un blog que je ne connais pas, sur les trucs et astuces pour écrire quand il faut vraiment s’y mettre; la discussion qui suit (dans les commentaires) vaut le coup aussi…
J’en avais parlé ici, fort brièvement; deux liens et peu de substance dans les références; en voici plus.
Un long post ici, dans ‘VR geek blog’, un blog consacré à la réalité virtuelle, qui cite une autre source [en], interne à IBM, consacrée au sujet; la sélection est aussi intéressante que l’article original.
Les thèmes évoqués touchent à tous les thèmes qui nous intéressent ici : managment, coopération, TIC, virtuel… et réalité.
Deux idées qui me tirent l’oeil :
Autre question –naturelle : les comportements dans ce monde virtuel sont-ils réalistes ?
J’ai lu ailleurs que –même dans les jeux vidéo– les joueurs respectent la ‘proxémique’ (les conventions de distances physiques à respecter) en vigueur dans leur culture d’origine… (étude de Nick Yee, doctorant à Stanford) [via Techno-Sciences Net]
Billet très à propos chez Bertrand Duperrin (encore); ça fait plaisir de retrouver chez McKinsey ce que nous préconisons (et réalisons) chez nos clients depuis 10 ans ! (more to come).
Un article long et détaillé (dans Business Week) [via Aqualung]sur la nouvelle "politique d’horaire" de ‘Best Buy’ (gros détaillant US -produits électroniques grand public) : principe de base " le travail n’est pas un endroit où on va mais quelque chose qu’on fait"; donc vous êtes très bienvenus si vous voulez avoir un conf’ call depuis chez vous, ou lire vos e-mails et y répondre après le dîner pour passer l’aprem’ avec vos enfants… Le point intriguant, c’est que l’action est décrite comme "grass root", venant de la base et diffusée de façon ‘virale’. (à suivre)
[SUITE] Le programme s’appelle ROWE (Results Only Work Environment); le journaliste rappelle que 40% des effectifs d’IBM n’ont pas de bureau (aux US ? ou Worldwide?).
Le programme n’a pas été imposé par la direction (au contraire); Il a commencé comme une ‘action de guerilla clandestine (sic) […] qui est devenue une révolution’.
Les mesures de performance montrent un acroissement desdites, ainsi qu’une diminution forte du turn-over (problématique chez eux).
Tout l’article est intéressant.
Une entreprise tout à fait intéressante, que je suis depuis pratiquement le début, ce wiki qui recense (toutes?) les ‘Fortune 500 Companies’ qui bloggent…Ce qui me frappe d’abord, c’est la vitalité de ce wiki, depuis décembre dernier… Ces derniers temps, le rythme marque le pas, peut-être parce que le sujet commence à être bien balisé ? En tout cas, un observatoire unique de ce type de littérature, et des très bonnes adresses à rajouter à mes feed RSS.
Un post bien documenté [en], dans un blog que j’ai déjà cité [en]; quinze propositions, ou manières de voir, le développement d’une équipe; intéressant comme ça converge avec des contenus que je fais travailler en formation ou en team-building —et comme c’est parfaitement à sa place comme techniques de management.
Naturellement on rajoutera la question : et pour un groupe à distance ? (Pas si difficile).
Intéressante expérience de Blogosphérus, tentative de cartographie virale de blog en blog… à suivre. [via l’excellent blog de Pisani sur Le Monde]
Il faut relire Mancur Olson.
Discussion avec mon ami Sylvestre : des limites du modèle rationnel; depuis qu’il existe des sytèmes de retraite, pourquoi faire des enfants, alors que les enfants des autres vont payer pour moi ?
Je retrouve un des présupposés de base du travail que je fais : toute activité peut se projeter sur deux axes : l’axe opérationnel (cognitif, ‘rationnel’) et l’axe humain (affectif, ‘émotionnel’).
La seule activité –durablement– efficace est de nature "intégrale", c’est à dire qu’elle prend en compte les interactions entre l’axe opérationnel et l’axe humain, et qu’elle intégre les composantes opérationnelles, humaines, et interactionnelles de la situation à traiter… [je crois que ça mériterait encore un billet ou deux…] [no promise, though]
[UPDATE] : le pur calcul rationnel ne rend —évidemment— pas compte du désir (puis du bonheur) d’avoir des enfants.
Je démarre un blog en anglais, avec un look d’enfer (j’adore ce que fait Phu Ly, quand j’aurai la fortune que je mérite je lui demanderai de relooker mes blogs)… donc à vous voir là.
un article intéressant sur l’utilisation d’un blog dans le management de projet (encore qu’une récente conversation avec Hervé–encore lui– m’ait un peu refroidi sur le sujet)…en prime un cas réel tout à fait caractéristique (via Bertrand Duperrin, mais je lis ‘faut le savoir’ depuis quelques temps déjà) sur le thème "Mail v. wiki : prenez le wiki!".
J’ai dans les cartons un chantier à mettre en place chez un client (à suivre).
Si vous avez envie d’expérimenter le support-de-travail-partagé-on-line sans investir, voilà un truc simple pour voir : Groupswiki.
Dans un blog que je découvre [via Padawan], une note qui donne envie d’en lire plus, sur les différences entre les managements français et allemands, à propos de la Revue d’Allemagne et des pays de langue allemande (Tome 37 N°3) entièrement consacré à l’interculturalité franco-allemande; l’interculturel est un sujet qui me passionne.
Seul réticence, je ne trouve dans les points évoqués que des limites du modèle français et des qualités du modèle allemand? L’interculturalité dissymétrique, c’est pas top…mais je n’ai pas trop le temps de poursuivre maintenant (à suivre?).
Une incidente intéressante dans un post de Kathy Sierra (Creating Passionate Users)
[…]In so many tech companies […], many of the employees who interact with customers have been outsourced. (Sun now outsources most of its customer education)
Most companies don’t outsource things they need to win a customer, but they have no problem outsourcing things the customer needs to use the product.[c’est moi qui souligne] Technical support. Training. Customer support. Most companies keep sales in-house but then have someone with no passion for the company’s products–help the customer actually use the thing. (Just one more example of the huge gap between how we treat customers before vs. after the sale.)
If we want customer evangelists, we better start with employee evangelists. Having killer technology and a great team at the top is not enough if the employees –people– who have the greatest impact on whether the customer kicks ass aren’t valued as highly as those who have the greatest impact on acquiring a customer. It’s not about an "Employee of the Quarter" Office-Space/Dilbertish reward system… it’s about saying to employees, "We need you. You are the people who can make our customers succeed or fail with our products." Customers could not care less about the middle and upper management of a company. They care about the guy who answered the phone.[…]Un post super passionnant dans un blog que je découvre [via -encore- Confused of Calcutta]; le titre est tout un programme : "the freedom of fast iterations", la liberté, c’est d’itérer vite. Dans les bénéfices annoncés, on lit :
L’idée c’est : plus on itère vite, plus on voit vite ce qui ne marche pas, moins on a de temps pour s’y attacher, plus on peut faire vite quelque chose qui marche, plus on apprend de choses… (je résume, et sur un seul aspect).
En essayant de remplacer l’affreuse image, fournie par Blogsome, par une plus à mon goût, j’ai inopinément supprimé ladite image (ce qui n’est pas grave); mais ma -belle- image n’apparaît pas… bah. (à suivre). [UPDATE] ben non, finalement il est revenu tout seul??? [UPDATE] Ben non, une fois il y est, une fois pas…c’est capricieux l’HTML.
J’ai animé avec un collègue un "wikipédia raid" réussi [UPDATE : lien original], avec un groupe de managers très divers, sur un thème sur lequel ils étaient tous compétents. Résumons :
- vous avez 2h30 pour vous organiser en groupe,
- vous devez produire et publier sur Wikipédia, un contenu ‘impeccable’ sur le sujet X (sujet connu de tous).
- voici le contenu actuel de l’entrée Wikipédia sur le sujet X (une page très succincte).
Le groupe a commencé par tâtonner un peu au démarrage,
puis s’est mis à produire
Ce qui a donné en final une entrée très honorable sur wikipédia, sur un sujet mal (quasiment pas) traité avant cela.
Ce qui donnera aussi une bonne base pour d’autres exercices suivants.
Grosse satisfaction du groupe : on a su faire, dans les temps, et c’est public, publié sur Wikipédia…
L’observation du groupe est bien sûr passionnante : appropriation du sujet, apparition de rôles, régulations partielles, respect du délai…
Je me réjouis d’avance de recommencer cette expérience avec d’autres groupes…
D’autres suggestions, idées créatives ?
Un bref rappel avec des liens intéressants, sur la célèbre loi des 80/20 (ou à peu près).
Un article du Wall Street Journal sur un phénomène rare dans la grande industrie (Schlumberger fait du conseil et du service aux industries chimiques et pétrolière) : des ‘communities of practice’ auto-organisées, qui élisent leurs ‘présidents’… etc. Voyez vous-mêmes.
[UPDATE] Remarquable commentaire/résumé chez Bertrand Duperrin, qui m’a pris de vitesse ;-)
ça me rappelle -ça n’est pas tout à fait le même sujet- un post ancien, et un article original du NYT.
[UPDATE] Voila l’article original [en] de Euan Baird (CEO à l’époque)
Un post [en] par un spécialiste de la formation au logiciel (via le K Blog, salut Hervé), qui part de l’idée que plus on est expérimenté, plus on apprend de façon informelle; l’auteur propose une série de pistes pour tirer parti et multiplier l’efficacité de ces apprentissages informels ; essentiellement : formaliser (de façon souple), mettre en commun et collaborer (mise en valeur).
On retrouve ici (empiriquement) des idées développées par Nonaka et Takeuchi dans leur ouvrage (majeur) "The Knowledge-creating Company".
Un excellent article —comme toujours— de Jakob Nielsen, sur la participation on line [via —comme souvent— Confused of Calcutta; ce type écrit plus vite que son ombre!].
Vous vous souvenez probablement de la fameuse loi de Pareto, dite aussi loi des 80/20 : 80% des événements sont dûs à 20% de causes les plus fréquentes… Nielsen montre —après observation— que dans le cas des intervenants sur le web (sur un site ou sur Wikipédia), cette répartition ne prend pas la forme 80/20 mais plutôt un forme du type 90/9/1 (loi de Zipf), avec :
Cette observation recoupe tout à fait mon expérience sur une liste à laquelle je participe depuis des années; j’observe d’ailleurs que j’ai changé de statut au fur et à mesure du temps : j’étais dans les 1%, j’ai rejoint les 9% et je suis maintenant dans les 90%; le tout en fonction de ma désimplication progressive dans le sujet…
[U] Ça explique aussi sans doute le peu de commentaires sur ce blog et sur d’autres… :-)
La question devient—naturellement : est-ce la même répartition off line ? P.ex. dans l’entreprise ?
L’analyse de Nielsen est en durée instantanée (statistiques de fréquentation à date) mais ne semble pas permettre une analyse logitudinale ("par cohorte", càd en suivant l’évolution des comportements individu par individu, comme dans mon exemple); d’autre part, la relation en entreprise est off line, en interaction fréquemment directe (face-à-face ou contact téléphonique + mail).
Mon hypothèse est que —pour la plupart des gens— la relation on line facilite les comportements de —disons— désengagement. Et donc que plus on ira vers des relations médiates dans l’entreprise, plus on risque statistiquement de voir se développer des comportements "d’anonymisation" comme les mauvais usages du mail.
Qu’en pensez vous ?
[UPDATE]:
Je repense à un post récent —dont je n’étais pas peu fier et qui a été accueilli par un silence assourdissant ;-)— qui aborde le problème par l’autre bout : comment faire que web2.0 rapproche les gens; facilite l’entrée en contact, plutôt que d’éloigner, d’anonymiser…
Je teste à nouveau la fonction de publication directe depuis Flock, le nouveau browser dérivé de FireFox…
UPDATE: ça marche!!! Un grand pas en avant dans le confort pour blogger (à suivre)
Blogged with Flock
Un dérivé de FireFox —qui est depuis longtemps mon browser favori, à la fois sur Mac et sur XP— avec quelques fonctions spéciales, dont un bloc-note instantané en direction d’un blog… pas mal! Ça va-t-il suffire à augmenter mon rythme de publication? Á suivre…
UPDATE ; euh, après expérience, il ne se passe rien! (à suivre).
un post très dense de Louis Naugès sur le thème "Web2.0/Office2.0".
On ne peut pas se représenter une abstraction X; et pourtant, nous ne pensons que par métaphores.
Astuce : "Dessine-moi un animal qui représente pour toi l’abstraction X" : on débloque l’expression (y compris émotive ou difficile); on permet le commentaire et la discussion…"Pourquoi cet animal?" "Qu’est-ce que cet animal t’inspire?", etc. Via O Danny Blog, que je découvre.
Suite des réflexions de B. Duperrin sur le thème "management 2.0" ; beaucoup des points qu’il aborde me semblent reliés ou reliables à des éléments de 2DoS… à suivre.
Pour ceux d’entre vous qui lisent l’allemand, un best of der deutsche blogosphäre dans un blog que je ne connais pas…
Un article très affirmatif (via -comme souvent- "Confused of Calcutta") sur le thème "désolé, le collectif, ça marche pas…"/ C’est ici, et ça va demander un bon peu de travail pour répondre, mais je m’y mets (à suivre).
Pensée fugitive que je veux commencer à développer : la mission actuelle de « Web 2.0 » (pour aller vite) est de nous permettre de passer de « 6 degrees of separation » [« 6DoS] à « 2 degrees of separation » [2DoS] dans le maximum de cas possibles…
Reprenons :
La question suivante sera : quid des moyens /utilisations à développer ; puis quid de l’impact sur le management de nos chers clients (j’anticipe –entre autres—de puissantes résistances dans certaines régions ménagériales… n’est-ce pas ?)
À vous lire !
Un post qui cogne, de la part d’un maître impressionnant : Deming soi-même.
Je ne résiste pas à la citation :
“Prof. Peter Senge of MIT was asked to update “The Fifth Discipline” for republication […]. He sent a note to Edward Deming asking him for comment on the book. […].
Deming, the father of the Japanese post-war industrial revival was regarded by many as the leading quality guru in both Japan and the United States. […]
Deming responded to Senge:
“Our prevailing system of management has destroyed our people. People are born with intrinsic motivation, self-respect, dignity, curiosity to learn, joy in learning. The forces of destruction begin with toddlers—a prize for the best halloween costume, grades in school, gold stars—and on up through the university. On the job, people, teams, and divisions are ranked, rewarded for the top, punished for the bottom. Management by Objectives, quotas, incentive pay, business plans, put together separately, division by division, cause further loss, unknown and unknowable.”
Prof. Senge comments:
“I believe that the prevailing system of management is, at its core, dedicated to mediocrity. If forces people to work harder and harder to compensate for failing to tap the spirit and collective intelligence that characterizes working together at its best.”
Bon, ben il y a du boulot!J’ai éprouvé le besoin d’ouvrir un autre blog, centré sur mes activités de coach… au programme : réflexions, cas, outils, questions, approches théoriques, doutes divers… (à suivre)
Attention, percée conceptuelle ! C’est ici, dans un blog [eng] souvent passionnant… la notion princeps de continuous partial attention est déjà très éclairante : une attention partielle continue… il faudrait dire ‘une attention continûment partielle’ ;-)… quand je suis ‘branché ADSL'’ (pour aller vite) et que je suis a) sur le web b) branché mail c) Instant Messaging et d) Skypeing… (et mon mobile est allumé) (j’en oublie sûrement, dites-moi…) je suis en CPA, càd toujours alerte, prêt à être contacté-dérangé… mais aussi en attention ‘partielle’ à quoi que ce soit qui devrait être le centre de mon attention.
Ce qu’ajoute Jamais Cascio (oui, oui, il s’appelle ‘Jamais’ comme : never), c’est l’idée que cette attention partielle à une tâche ou activité s’étend au(x) réseau(x) de relations dans lesquels nous sommes… (à suivre).
Je suis en vacances sans accès mail sûr jusqu’au 25AUG !
Tous les commentaires seront retenus pour modération.
A+.
Continuons cette intéressante discussion :-)
1 Taylor ne suppose pas nécessairement un management top-down (j’ai connu des SCOP très tayloriennes) –en revanche il consacre la séparation conception-exécution : c’est ça qui pose problème à partir des années 70 –même dans l’industrie—quand on constate que les produits fabriqués sont si complexes qu’on ne peut atteindre un niveau acceptable de qualité qu’en redonnant l’initiative aux « exécutants » (cf. les cercles de qualité –Taiichi Ohno avait créé ça dans les années 50 chez Toyota, mais ne nous égarons pas).
Naturellement, cette séparation pose encore plus de problèmes dans les métiers de KWs [j’ai la flemme de taper Knowledge Workers…].
2 Nos entreprises ont subi une bonne cure de RH (fin des années 60 en Europe) avec les histoires de motivation, de satisfaction au travail… ça ira jusqu’aux lois Auroux (expression des salariés dans l’entreprise : 82 ?)… On ne saute pas de Taylor à Bill Gates, quand même !
Naturellement, ces préoccupations s’exprimaient plus couramment dans le tertiaire (peut-être plus féminisé ? plus diplômé ?) que dans l’industrie au sens large. Mais cette tradition pèse aussi sur nos modèles mentaux.
3 Les start ups qui dépendent essentiellement des compétences des KWs s’appellent d’abord… Arthur Andersen, Ogilvy & Mather, Apple ? Elles correspondent progressivement à une dématérialisation des sources de la valeur ajoutée (déclin du manufacturier en Occident). On a donc une longue expérience de ces problématiques, mais elles étaient confinées à des îlots, des « niches écologiques » restreintes.
4 La nouveauté ici –en plus de l’extension du nombre des KWs—est dans le changement de rapport productif : a) la matière 1e est dans la tête des gens, b) la valeur ajoutée est générée par les KWs eux-mêmes quand ils créent les outils et méthodes de leur spécialité et c) les investissements pour réussir (imposer son business model) sont maintenant si considérables que les intéressés en arrivent presque toujours à se vendre –et c’est à ce prix que leur « idée » passe au stade industriel (pour un Microsoft ou un Google, combien de Hotmail et de Flickr ?).
5 Sur le/la consultant(e) « petite bête difficile à gérer » je suis songeur…a) j’ai l’impression que c’est le plus vieux métier KW à avoir été industrialisé (cf. encore Arthur Andersen et consorts) : feuilles d’attachement, procédures de progression er de cooptation, « up or out » ; b) il n’est peut-être pas le plus représentatif du KW à l’heure actuelle (programmeurs, chercheurs, journalistes, analystes financiers et autres, avocats d’affaire, marketteurs de pointe et j’en passe) et c) il pose en fait des questions que Mintzberg décrivait dans les cas de « systèmes d’experts » : des gens qui se parlent et se reconnaissent entre eux, et qui vivent la hiérarchie et les fonctionnels comme des casse-pieds… Autrement dit, on sait des trucs, pas besoin de réinventer.
6 Tout ça nous éloigne-t-il pas un peu de notre sujet ? Pas du tout ;-) ; Les KWs que je connais (avec qui je travaille) à l’heure actuelle sont des cadres ou pas (souvent pas managers), qui ont à gérer des équipes projet, des réseaux transverses dans lesquels personne n’a « autorité » au sens hiérarchique du terme. Ils doivent organiser la réussite d’activités pour lesquelles ils dépendent de gens qui savent mieux qu’eux ce qu’il faut faire.
Par apport aux étapes précédentes de l’histoire du management, on a :
- Une dématérialisation des marchandises et des process (que vend eBay ?)
- Des relations entre « sachants » : professionnels, experts dans leurs domaines,
- Des relations floues ou poreuses entre acteurs, entre acteurs et entreprises, et entre entreprises,
- Des dépendances réciproques qui ‘obligent’ à des relations de confiance,
- Un partage de la valeur ajoutée,
- De plus en plus d’importance de l’IP (débat lourd de conséquences sur le futur : DRM, DAVDSI… il ne s’agit pas que de MP3)
- Le gros point aveugle dans ce contexte c’est comment développer un collectif efficace !
On est loin d’un modèle de management avec des gens qui en managent d’autres.
On aborde un champ où des acteurs (plus ou moins) indépendants doivent manager (eux-mêmes) des relations multiples entre eux, entre leurs savoirs, et entre eux et leurs savoirs (j’insiste).
On vit une époque formidable !
Maintenant j’attaquerais bien la discussion sur ‘management 2.0′ :-)
Un discussion ouverte par Bertrand Duperrin sur son blog, qu’on peut voir en continuité avec ses posts précédents sur McGregor et Maslow…
Quelques remarques au débotté (mais il faudra y revenir plus à fond) :
– des knowledge workers, il y en avait avant le web ! Les chercheurs, les consultants, les journalistes… Et des gens les ont managés depuis belle lurette (plus ou moins à l’intuition? Mais les autres aussi) voir par exemple les classiques "Right Places, Right Times: Forty Years in Journalism Not Counting My Paper Route" de Hedley Donovan (ancien rédac’chef de Fortune et de Time Magazine), et "Microsoft secrets" de Cusumano et Selby ;
– l’habitus de ces groupes secondaires a été étudié directement ou indirectement (je pense aux travaux de Sainsaulieu et Dubar, il y en a d’autres) et on sait déjà pas mal de choses sur leurs façons d’être par apport aux grandes composantes du management,
– ensuite ça vaudrait la peine de voir comment les nouvelle formes de travail induites par les TIC impactent ces groupes et à quel niveau: métier, organisation, répartition du travail, contrats implicites et explicites…
–[plus une question indiscrète : management 2.0, c’est un modèle de management ou un modèle pour les managers? Question simple].
(à suivre)
Plusieurs posts intéressants dans ce blog que je découvre depuis quelques jours (et qui a le bon goût de me référencer…), dont un sur notre ami Abraham Maslow, célèbre constructeur de pyramide… ;-); j’ai remis un peu en vrac mes réactions, mais la question posée est une question de fond : quid de la satisfaction des besoins dans un mode ‘virtuel’, TIC et à distance? Question à approfondir. (à suivre).
un billet[en] déjà ancien mais pertinent sur l’émergence du savoir "profane" –par opposition aux savoirs d’experts ou de spécialistes.
Bon post dans un bon blog [en] que je lis régulièrement, sur un sujet de plus en plus d’actualité, avec la montée en puissance des enjeux du savoir dans les entreprises (l’exemple donné: Microsoft, est bien sûr très pertinent).
ça fait drôle de lire ça 25 ans après avoir été confronté au proverbial agent de maîtrise de l’industrie, qui avait dans sa poche de poitrine le non moins proverbial "petit carnet rouge" où il notait soigneusement les bons règlages des machines, ceux qui permettaient d’avancer vite et bien…et qui lui permettait de dérègler ladite machine à la fin de son équipe, pour que le suivant ne puisse pas "copier"… Garanti authentique!
Là, la question est plus fondamentale : comment récupérer le savoir qui n’est pas structuré comme un savoir : typiquement, les mails, qui n’ont bien souvent de sens que pour celui qui les a reçus; et qui peuvent recéler un savoir absolument stratégique pour l’entreprise (accords entre parties, état ou version d’une question, décisions, et même savoir "pur" : connaissances techniques etc.) .
Je ne connais pas le produit MS Share cité dans l’article; je suppose que ça doit remplir des fonctions comparables à un wiki… à voir et à suivre!
Quelques idées simples et intrigantes [en] , dérivées de recherches sur les comportements collectifs et leur modélisation, et que j’aimerais bien tester en vraie grandeur; par ailleurs, via un blog souvent intéressant.
Un papier passionnant –cité [encore lui!] et argumenté par ‘Confused in Calcutta‘– sur un renversement complet de perspective dans l’analyse des risques : en gros; un "near-miss" (presqu’accident) est une parfaite occasion d’analyser le fonctionnement réel du système…
Un concept appelé à faire fortune … celui de "pauvre point", avec une illustration qui rappellera quelque chose à tous les collègues & anciens stagiaires… :-)) –on est bien tous les mêmes.
Encore et encore, l’expérience de l’urgence comme un système de priorités qui s’impose sur un autre; et en particulier la dominance du système de conception sur le système "d’exécution" : le délai est tenu quand la conception es terminée versus le délai est tenu quand la réalisation est terminée…vieille histoire, mais on n’en sort pas.
Et si j’en crois ce que me racontent mes interlocuteurs dans les entreprises, ça s’arrange pas. (à suivre)
un article [fr] très complet, aux conclusions intrigantes : au rebours de la plupart des civilisations (qui se représentent le futur devant et le passé derrière), les Aimaras se représentent le passé devant eux… je suis toujours fasciné par la question des représentations mentales et de leurs conséquences (p.ex. en ergonomie).
Par ailleurs, mon expérience de coach me fait penser que beaucoup de gens se représentent le passé à leur gauche et le futur à leur droite (et pas nécessairement devant et derrière). Qui en sait plus?
Une note remarquable de Solaris [en] sur la politique maison en matière de blogging : c’est clair, c’est précis, c’est ‘amical’. A reprendre et méditer chez les autres… et ça va plus loin que le simple domaine du blogging, clairement.
Trouvé chez Philalethe, le seul blog que je connaisse qui soit entièrement consacré aux philosophes grecs antiques, l’idée suivante:
"[…] ce passage de T.Williamson […] :
« To be precise is to make it as easy as possible for others to prove one wrong. That is what requires courage.
Etre précis revient à rendre aussi facile que possible aux autres de démontrer qu’on a tort. C’est cela qui requiert du courage. (Must do better 2004.) […]"
Hmmm. Pas mal.
…font du mauvais esprit à propos de la "langue de bois" managériale, et ont des ‘mauvaises pensées’… c’est ici [en] et c’est très drôle, et ça ressemble tout craché à des choses que j’entends (et que j’observe) ici et ailleurs… Ars longa vita brevis et toute cette sorte de choses.
Métaphores du réseau
De l’individuel au collectif
“Un problème, c’est la différence entre ce qu’on a et ce qu’on veut”. Edward de Bono .[fr] [en]
Récemment, je parlais avec un de mes clients des questions que posent les nouvelles formes d’organisation qu’adoptent les entreprises en réponse aux complexités de l’époque (le –pseudo– matriciel-de-projet-task-force-adaptatif etc.); Il finit par me dire “De toutes façons, maintenant, il ne s’agit plus de savoir comment résoudre un problème, mais de savoir qui sait le résoudre”.
Mon interlocuteur est par ailleurs quelqu’un d’extrêmement compétent [qui sait donc résoudre un grand nombre de problèmes qui se posent à lui] ; mais il constate que la nouvelle exigence d’efficacité pratique consiste à savoir “ne plus faire soi-même” quand il le faut.
Cette conversation renvoie à une série de points reliés entre eux :
Ce que ces entreprises ont à vivre dans cette période de changement, passe par une série de ruptures (technologiques, organisationnelles, commerciales, etc) par des changements de modèles mentaux, et par de nouvelles façons d’exister et d’agir pour les individus.
Les ruptures :
Les modèles mentaux (hérités du modèle « taylorien ») explosent, et les intéressés ont à désapprendre les réflexes, interprétations, et gestes signifiants au quotidien, pour recomposer des capacités différentes
“L’expertise est une conversation collective continue (ou elle meurt)”.
De nouvelles façons d’exister et d’agir
C’est l’expérience d’équipe généralisée, qui suppose l’utilisation par principe de démarches de travail collectives, de fonctionnemente en réseau, d’interdépendance active et volontariste :
(à suivre)
Plus je lis de choses (blogs et autres) sur WEB 2.0 et le futur des TIC, plus j’ai envie de participer et la certitude que je peux (nous pouvons) apporter une composante de ces évolutions : le domaine de la coopération humaine et de l’efficacité des travaux collectifs…Maintenant la question est : à qui je peux dire "je veux jouer avec vous!" avec une chance de les intéresser? (à suivre) (toutes les idées sont bienvenues).
Je suis de plus en plus frappé par le développement d’habitudes contraignantes du top management dans les entreprises dans lesquelles j’interviens ; toujours autour de « aller vite, serrons les délais, on ne peut pas consacrer plus de tant de temps à ce sujet ».
Ça donne des réunions (‘meetings’) bousculés, toujours aussi mal conduits que par le passé, mais bouclés à la va-vite parce qu’il faut conclure… ça donne des décision à moitié finies, et qui finiront par tirer des traites sur le temps des autres participants (on n’a pas eu le temps de rentrer dans tous les « détails »… donc quelqu’un devra le faire –après, sans le feed back des autres intéressés—donc on aura des imprécisions, des incohérences, des désaccords et on devra y revenir).
À force de tirer des traites sur le temps des autres, toute l’organisation se met à tourner autour de mes propres besoins, au détriment de ceux avec qui je travaille, puis ultimement au détriment des besoins du client (on sait mieux qu’eux, faut qu’on leur explique ce qui est bon pour eux).
Le manque de temps, le désir (affirmé) d’efficacité comme paravent à la satisfaction narcissique d’être au centre de tout ?
[Quelqu’un qui dit « je n’ai pas le temps » est quelqu’un qui n’a pas le courage de ses priorités…]
Qu’en pensez-vous ?
UN post très court [en] sur une métaphore potentiellement dévastatrice :
Un long article [en] sur un sujet d’actualité : la contamination émotionnelle.
Gros enjeu dans le domaine du management : en particulier dans le cas de contamination "descendante", quand l’exemple (mauvais) vient d’en haut… On observe des organisations complètes qui se mettent à fonctionner sur le même mode que le big boss… même si ce mode est contre-productif (et je résume).
Pensée soudaine à propos du titre du bouquin (déjà ancien) d’Andy Grove (patron d’Intel) "Only paranoids survive" –on peut inverser "paranoids only survive (they don’t live)"… Facile ? Bah.
[pas de lien; je ne l’ai pas trouvé ni en français ni en anglais]
Tu coaches quelqu’un et tu vois/ entends/ sens que ça ne marche pas… tu lui dis. L’autre "Mais non voyons je ne vois pas de problème, qu’est-ce qui te fait dire ça?"
Quand tu étais gosse, tu lâchais une pierre dans un puits, et tu attendais le bruit –puis une autre pierre dans un autre puits, et encore…et tu as appris à écouter, déduire de ce qui remonte, attendre le bruit et l‘écouter…
Naturellement, après les années, tu ne te souviens plus des computations, des raisonnements –tu sais "là c’est profond" "là il n’y a presque plus d’eau" "là l’eau est sale" –
Si le puits n’était pas content de ton diagnostic, il te demanderait de t’expliquer, et il discuterait chacune de tes explications.
Mais les puits sont sages.
Imaginez un pays où les ingénieurs automobiles ont déterminé que l’équipement le plus efficace pour une voiture est un accélérateur stochastique, aléatoire ; quand on appuie sur cet accélérateur, on a une fois un départ brusque et rapide, une fois un départ lent et mou, une autre fois des à-coups successifs…parfois la direction fait des écarts imprévisibles.
Les gens de ce pays se sont ajustés, ils ont développé une très grande dextérité pour conduire dans ce mode, et le nombre d’accidents est comparativement faible ; ils supportent le stress de l’inattendu (les données sur la mortalité des suites du stress ne sont pas disponibles).
Ce pays produit par ailleurs des résultats remarquables (leurs ingénieurs et leurs citoyens—y compris les conducteurs—sont des gens remarquables).
Les gens de ce pays considèrent les autres (qui ont des accélérateurs linéaires, comme vous et moi) comme des mollassons incapables et incompétents…quand un extérieur doit venir vivre dans ce pays, il a une période très risquée d’adaptation les premiers temps; il y a beaucoup d’échecs : accidents mortels, ou fuite de l’intéressé "ils sont fous dans ce pays!"
Si vous leur expliquez qu’un accélérateur linéaire serait beaucoup plus sûr et beaucoup plus efficace sur le long terme (et bien meilleur pour les conducteurs), ils vous regardent de très haut : vous devez être un de ces humanistes au cœur qui saigne, un intellectuel au sang de navet…d’ailleurs leurs ingénieurs sont remarquables et ne font pas d’erreurs.
Quand je suis chez certains de mes clients, que j’observe le management des objectifs, j’ai parfois l’impression d’être dans ce pays imaginaire –à ceci près, naturellement, que l’accélérateur donne toujours une accélération brusque, souvent accompagnée de coups de volant brutaux ; et que le taux d’accidents n’est peut-être pas si bas que ça…
Le bon sens –et des résultats de recherche nombreux et solides—montrent que l’efficacité vient de process continus, améliorés constamment ; que les interruptions augmentent le taux d’erreur et la durée globale de la tâche ; que le système nerveux humain est effectivement incapable de gérer plusieurs tâches à la fois ; que les à-coups et le manque de sens provoquent du stress et impactent la santé des intéressés…et impactent fortement négativement l’efficacité globale.
Et, oui, les intéressés s’adaptent, certains plus facilement que d’autres (ceux-là accèdent à des postes élevés), l’entreprise développe un habitus autour de ces rythmes et des ces à-coups ; à tel point qu’à un certain moment personne n’imagine plus possible d’anticiper, de prendre en compte les contraintes de l’autre…
De temps en temps –assez rarement heureusement—un frisson parcourt l’organisation : unetelle est arrêtée pour dépression, untel a eu un accident « stupide », incompréhensible…[une des expressions du stress est la ‘violence tournée vers soi’, consciemment ou non].
« Ce qui nous a manqué sur le chemin, ce ne sont pas les signes, mais le courage de les voir » Max Frisch.
Un billet sur le vieux problème : celui qui parle vite et bien a peut-être tort, celui qui hésite et bafouille a peut-être raison –mais qui écoute-t-on? Eh oui.
Titre de Managéris (d’après un bouquin étatsunien) "L’échec, composante essentielle du développement des managers"… et la déprime? Et l’inhibition?
Mais non : l’échec signale au moins qu’on a agi, qu’on a essayé.
Incapable de dire pourquoi, mais je suis turlupiné par l’idée suivante (donc : je publie) :
En un mot, l’argument apparent est le suivant : Cyrano, amoureux non déclaré de sa cousine Roxane (ravissante et précieuse), et handicapé par sa laideur, prête sa voix et sa plume à Christian (beau mais simple), et lui permet de séduire puis d’épouser ladite Roxane. Il se substitue à lui (épistolairement parlant), mais Christian meurt. Cyrano ne détrompe pas Roxane –même ayant reçu l’assurance qu’elle pourrait l’aimer (« même laid »). Des années plus tard, trop tard, Roxane découvre la vérité au moment où Cyrano meurt à son tour.
Tout d’un coup, toute cette histoire m’intrigue : qu’est-ce que c’est que ce truc ? Je sens comme un tour de passe-passe, un coup de bonneteau…
En renonçant à se battre pour (conquérir) Roxane, Cyrano « gagne » un rôle de marionnettiste et une expérience ‘vicariante’ (1)… qui lui convient peut-être très bien ?
Il y a un côté « Misanthrope » chez Cyrano. Incapable du moindre ajustement au réel, aux relations telles qu’elles sont…
[Peut être curieusement] je soupçonne chez Cyrano une résignation fondamentale.
(1) Se dit d’une expérience qu’on vit ‘par substitution’ par le truchement de quelqu’un ou quelque chose –quand on vibre aux aventures d’un héros de cinéma, on ‘vibre’ de façon vicariante… [anglicisme : pour vicarious].
Deux citations qui décoiffent :
« Self-education [is] self-directed experimentation »
“Somebody’s stance toward inquiry [is indicative of their] attitude toward reality”
Un très beau bouquin en anglais ou en V.F. plein de cas, très pratique, et qui donne envie de formaliser.
Article [en] sur la nécessité de prendre son remps…
C’est le contraire de ce que décrit l’auteure que j’observe chez la quasi-totalité de mes clients… entre les mails, le mobile et -maintenant- Lotus SameTime, ils sont interrompus littéralement des centaines de fois par jour !!!
Encore un post utile chez "Confused of Calcutta" [en] (pas un blog consacré à l’Inde : l’auteur –JP Raganswami– travaille dans une banque à Londres –et il est né à calcutta; il traite d’information et de TIC; très intéressant) : caractéristiques des ‘djeunes’ toujours connectés de maintenant ;-), plus celui-ci sur l’évolution de la perception du collectif (le collectif suppose un sacrifice au départ)…
Citation:
"In days of old when job mobility and attrition were relatively low, teamwork and consensual approaches were easy to achieve in large organisations.
In team sessions individuals made sacrifices. Established their unease or disagreement with some stated thing, and once that was done, went with the team view. This allowed a Lencioni-like trust to operate, giving people the chance to express their concerns.
This capacity to make sacrifices as part of a team is critical to team behaviour. And one of the reasons people made the sacrifices was because they knew the other team members would remember.
et un autre -très stimulant- sur le futur du travail. J’y reviendrai.
Longue réflexion dubitative sur ces thème (comme sur les deux autres) –je commence à voir que c’est sûrement plus difficile à articuler pour moi que je ne le pensais –il y a des liens qui compliquent mais je veux les détailler
En gros, en termes de programme de réflexion, je suis sur le plan suivant :
a) Impression de délitement du lien social (en France mais pas seulement) : communautarismes, casseurs, « non » au référendum, montée des séparatismes divers, anomie au sens le plus large… je mélange une palanquée de signaux hétérogènes qui tous pointent –me semble-t-il—vers un refus de plus en plus courant et affirmé de jouer le jeu du collectif (= moyennant d’être accommodant, quelques sacrifices initiaux, on récupère ses billes et un peu plus en coopérant –en obtenant nettement plus que ce qu’on aurait obtenu par la somme des efforts individuels –plus la satisfaction intrinsèque du jeu collectif). J’observe beaucoup de choses dans les groupes que j’anime…
b) La question de ma vie (N.B.je ne suis sûrement pas le seul) c’est comment être ensemble : faire des trucs puissants, échanger, interagir, partager –tous les plaisirs et tous les risques du collectif. Toute ma vie de travail est autour de ça. (Toute ma vie personnelle aussi –mais avec des réussites au moins irrégulières… je crois bien que ça me manque beaucoup).
c) L’actualité qui pointe vers le futur, tout ce qui bouge, qui vibre et qui (me) fait rêver en ce moment est autour du don, du gratuit, du lien… Les logiciels libres, les blogs (ce blog), les réseaux informels, associations de diverses sortes…Apparent paradoxe : « trucs qui séparent » versus « liens tous azimuts », avec tous les doutes qu’on peut avoir sur la qualité de ces liens (Indiscriminés, stochastiques, factices, aveugles, virtuels…) (Réflexion de vieux con, comme me l’a fait remarquer en termes un peu plus diplomatiques un de mes coachés hier soir) (Axiome : il ne se passe rien sur le Net qui ne se passerait sans le Net…à voir).
Donc (à suivre) ; chacun de ces points demande à être décrypté, argumenté, discuté…
À votre avis ?
Je tente depuis quelques jours d’écrire le papier promis sur "marre des trucs qui séparent" –j’ai du mal, et je réalise que j’essaye probablement de couvrir trop de choses à la fois : il ne s’agit sûrement pas d’un seul billet, mais plutôt d’une réflexion au long cours.
Donc : éléments divers -différents- à dilater ensuite : 1) Je suis essentiellement intéressé par la question suivante "Comment être ensemble" (je ne suis pas le seul); 2) Je suis frappé de plus en plus souvent de voir et d’entendre "des trucs qui séparent" -des affirmations qui reviennent à dire "je suis différent et je rejette ceux qui sont différents de moi" (à spécifier et préciser); 3) Je suis aussi frappé par le surgissement (paradoxal) de thèmes forts autour du don, de la coopération (logiciel libre), etc.
(à suivre) (DQP mais pas plus vite). ;-)
Au fait, pourquoi « mauvaises pensées » ?
- Envie –parfois—d’un défouloir, d’une purge cynique, d’un déversoir à mes frustrations…
- Donc expérience (fréquente ?) de ne pas pouvoir dire certaines choses : à mes clients, à mes collègues, etc. Pourquoi pas ?
- Danger : je serais perçu comme agressif, ça provoquerait un backlash, « ils ne comprendraient pas » —supposition a priori que j’ai quelque chose à l’esprit
a) qui est pertinent,
b) qui est ‘juste’ ou ‘vrai’ et
c) qui ne serait —quand même— pas accepté par mon interlocuteur parce que…
Donc [mauvaises pensées d’un consultant], le blog.
- Un lieu où « tout dire », y compris le politiquement-pas-correct, y compris « ce qu’on ne peut pas dire » (au client, aux collègues…) même pour de bonnes raisons…le ‘dessous des cartes’ que les personnes concernées ne sauront (parfois) jamais –mais ça ferait du bien de le formuler noir sur blanc une bonne fois…
- Un lieu où « penser à voix haute » en s’exposant à du feed back, sans être comme toujours sur mes gardes, sans avoir quelqu’un qui regarde par-dessus mon épaule (parfois moi) pour contrôler, rephraser, etc.
- Des histoires anonymes & sans date ; intraçables.
Latürnisch aussi :
- Un lieu où partager, diffuser du savoir de différentes sortes :
o Résultats de recherche
o Lectures
o Discussions, questions
- Un lieu où tenter/tester des idées, des nouveautés, etc.
- Un lieu où écouter : discussions, critiques, questions & réponses, propositions…
Quelques idées de thèmes que j’ai envie d’aborder dans les temps qui viennent, de questions que nous (moi et des collègues) rencontrons en entreprise, ou qui se posent au management des entreprises à l’heure actuelle ; je les formule d’une façon simplette :
- Chris Argyris
- Nonaka & Takeuchi
- E.T. Hall
- Taiichi Ohno
- Michael Polanyi
- Alfred P. Sloane
(à suivre).
Idée, envie d’un blog, sur mon domaine de prédilection : l’humain dans l’organisation, manager, coacher, … Envie de musarder, de rêvasser par écrit.Comment ça marche, qu’est-ce qui marche ?
Je passe l’essentiel de mon temps depuis longtemps à travailler avec des groupes ou des individus ; à propos de leur capacité à coopérer, à propos des démarches qui font aller plus loin.
Le reste du temps, je lis dans le même domaine, je médite, j’essaye de créer des mélanges opérants ; pour progresser.Envie de comprendre, d’expliquer ; de s’amuser ; de dévoiler.
Risques : faire un cours ; donner des leçons ; faire le vendeur d’encyclopédie ; banaliser les contenus ; bavarder.
Plaisirs : faire connaître un grand bouquin, un(e) grand(e) auteur(e), un grand concept, un(e) grand(e) manager(e) ; débrouiller une situation complexe ; donner des exemples, des cas, des tranches de vie ; simplifier, éclairer, éclaircir ; faire des connexions imprévues, des rapprochements entre disciplines ; approcher le mystère : comment ça marche, comment on fait pour faire des trucs puissants ensemble ?
Envies : Avoir des feed back, des conversations, être surpris, nourri, démarrer des relations avec des gens…